Les CEE, c'est quoi exactement ?
Bonus écologique, crédit d’impôt sur l’installation de borne, leasing social… Le vocabulaire des aides à l’achat de véhicules électriques peut vite devenir obscur quand on veut s’intéresse à la flotte électrique. D’autant plus que nombre d’entre eux ont été supprimés ou ne sont plus accessibles aux entreprises. Pour comprendre exactement ce que sont les CEE, faisons un rapide retour sur les fondamentaux.
Un dispositif né de la suppression du bonus écologique
Jusqu’en 2024, les entreprises pouvaient bénéficier du bonus écologique financé par l’État pour l’acquisition de véhicules électriques. Ce bonus a été supprimé pour les personnes morales, tandis qu’il évoluait pour les particuliers. C’est dans ce contexte qu’a progressivement émergé le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). Depuis, il est devenu le principal levier de financement de la transition électrique. Et ce, aussi bien pour les ménages que pour les flottes professionnelles.
Comment ça fonctionne concrètement
Le mécanisme repose sur une logique simple : des acteurs appelés « obligés » (principalement les grands fournisseurs d’énergie comme EDF, TotalEnergies ou Engie) ont l’obligation légale de financer des actions d’économies d’énergie. En échange, ils reçoivent des certificats qui valident leur contribution. L’achat d’un véhicule électrique est reconnu comme une telle action.
En pratique, le fournisseur d’énergie signe un accord avec un constructeur automobile ou un réseau de distribution. C’est cet accord qui détermine le montant de la prime proposée au client final. Le montant de la prime dépend de la qualité de l’acheteur (c’est-à-dire, s’il est un particulier ou un professionnel). Pour les professionnels, la taille du parc de véhicules compte également.
Bon à savoir : La prime CEE n’est jamais versée automatiquement. Elle nécessite une démarche active de la part du bénéficiaire, qui doit signer une demande auprès d’un acteur obligé partenaire. Dans de nombreux cas, les concessionnaires facilitent cette démarche en la prenant en charge directement au moment de la commande. La prime prend alors la forme d’une déduction du prix ou du premier loyer.
CEE grand public vs CEE entreprise : une distinction fondamentale
Il existe deux familles de dispositifs CEE dans l’automobile :
- Le CEE classique : un dispositif qui constitue le principal mécanisme d’aide financière directe pour l’achat ou la location de véhicules électriques par les entreprises.
- Le CEE « Coup de pouce Véhicules Particuliers Électriques » : une aide renforcée, soumise à conditions de revenus, réservée aux personnes physiques.
Comment alléger le coût d’une flotte électrique en 2026 ?
Les entreprises ne bénéficient pas des mêmes dispositifs que les particuliers. Mais elles ne sont pas pour autant démunies. Voici un tour d’horizon des leviers financiers et fiscaux réellement accessibles aux personnes morales en 2026.
Le dispositif CEE : le principal levier disponible
Depuis décembre 2024, le bonus écologique a été complètement supprimé pour les entreprises. Cette suppression s’est inscrite dans une logique de réorientation des aides publiques, désormais concentrées sur les particuliers les plus modestes. En 2026, les primes CEE constituent donc le principal (et quasiment le seul) mécanisme d’aide financière directe accessible aux entreprises pour l’achat ou la location de véhicules électriques.
En entreprise, le montant des Certificats d’Économies d’Énergie est calculé en fonction du volume de kWh cumac générés par l’opération. Cet indicateur correspond aux économies d’énergie réalisées sur l’ensemble de la durée de vie des équipements, en tenant compte d’un coefficient d’actualisation.
Il faut toutefois noter que la prime CEE pour les professionnels n’est pas encadrée par un montant fixe. Chaque fournisseur d’énergie (dit “obligé”) applique son propre barème de valorisation. À travaux équivalents et pour une même fiche CEE, les écarts de prime peuvent donc être importants. Mettre en concurrence plusieurs obligés constitue ainsi un levier clé pour maximiser le montant perçu.
Aussi, la valeur finale des CEE dépend de plusieurs critères, notamment :
- la nature du projet de transition énergétique
- l’implantation géographique du site concerné
- le fournisseur d’énergie sollicité
Bon à savoir : Il n’y a pas de condition de score environnemental minimal pour les professionnels. Contrairement au dispositif « Coup de pouce » réservé aux particuliers, les primes CEE pour les professionnels ne sont pas conditionnées à un score environnemental minimal. Tous les véhicules 100 % électriques neufs sont éligibles, ce qui élargit considérablement le choix pour les entreprises.
Les autres leviers fiscaux à ne pas négliger
Au-delà des CEE, d’autres mécanismes allègent le coût réel d’un véhicule électrique dans une flotte. Il ne faut pas les sous-estimer car ils peuvent représenter des économies significatives sur la durée du contrat :
- La taxe sur les polluants atmosphériques
Toutes les entreprises basées en France doivent s’acquitter d’une taxe annuelle sur les polluants atmosphériques pour chaque véhicule détenu et/ou loué. En 2026, cette taxe s’élève à 650 €/an pour les véhicules diesels et 130 €/an pour les véhicules essence. En 2027, elle s’élèvera à 800€/an pour les véhicules diesels et 160€/an pour les véhicules essence. Mais pour les véhicules 100 % électriques, elle est et restera à 0€. - L’avantage en nature réduit sur les véhicules électriques
Pour les véhicules mis à disposition à partir du 1er février 2025 et jusqu’au 31 décembre 2027, les voitures électriques bénéficient d’un abattement de 70 % pour le calcul de l’avantage en nature. Ce dernier est limité à 4 641,60 €/an. Un avantage non négligeable pour les charges patronales. - L’amortissement plafonné à 30 000 €
Pour les véhicules électriques émettant moins de 20 g de CO₂/km, le plafond d’amortissement est fixé à 30 000 €. C’est le plafond le plus favorable, bien au-dessus des 9 900 € applicables aux véhicules thermiques. - La TVA récupérable à 100 % sur l’électricité
Contrairement à l’essence ou au gazole (récupérable à 80 % seulement pour les VP), la TVA sur l’électricité utilisée comme carburant est intégralement récupérable. Et ce, quelle que soit la catégorie de véhicule.
Renault relève ses primes CEE : ce qui a changé début mars
Depuis le 3 mars 2026, plusieurs modèles de la gamme Renault bénéficient d’une prime à l’achat renforcée. Cette nouveauté tient à l’élargissement de la bonification batterie européenne. Cette bonification récompense le fait que la batterie et ses cellules sont fabriquées dans l’Espace Économique Européen. Un critère qui prend de l’importance dans un contexte où l’origine industrielle des composants redevient un enjeu stratégique.
Concrètement, pour les bénéficiaires éligibles, la prime passe d’une fourchette de 3 620 à 5 740 € (sans bonification) à 4 830 à 7 650 € avec le coup de pouce batterie européenne.
Barème des primes CEE pour le groupe Renault
| Véhicules électriques | Modèles E-Tech concernés | Entreprises individuelles | Entreprises > 100 véhicules | Collectivités locales > 20 véhicules | Loueurs courte durée & garages | Autres personnes morales* |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
Véhicules utilitaires légers électriques
|
Tous
|
3030€
|
4030€
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3000€
|
3000€
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5060€
|
|
Véhicules électriques fabriqués en zone économique européenne
|
Twingo, Renault 4, Grand Kangoo, Renault 5**
3620€, 4830€ ou 5740€ (selon modèle)
|
3620€, 4830€ ou 5740€ (selon modèle)
|
460€
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340€
|
340€
|
580€
|
|
Véhicule et batterie et ses cellules fabriqués en zone économique européenne
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Renault, Megane, Scenic, 5***
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4830€ 6030€ 7650€ (selon modèle)
|
460€
|
340€
|
340€
|
580€
|
* publiques, privées, associations…
** 95 ch et 120 ch
*** 150 ch
Barème des primes CEE pour les autres groupes
Barème des primes CEE pour le groupe Stellantis
| Type de véhicule | Entreprise (>100 véhicules) | Collectivité (>20 véhicules) | Autre personne morale |
|---|---|---|---|
|
Voiture particulière électrique
|
427 €
|
320 €
|
534 €
|
|
Utilitaire léger électrique
|
3 611 €
|
2 710 €
|
4 515 €
|
Barème des primes CEE pour le groupe Volkswagen
| Type de véhicule | Entreprise (>100 véhicules) | Collectivité (>20 véhicules) | Autre personne morale |
|---|---|---|---|
|
Voiture particulière électrique
|
420 €
|
315 €
|
525 €
|
|
Utilitaire léger électrique
|
3 560 €
|
2 670 €
|
4 450 €
|
Barème des primes CEE pour le groupe Toyota
| Type de véhicule | Entreprise (>100 véhicules) | Collectivité (>20 véhicules) | Autre personne morale |
|---|---|---|---|
|
Voiture particulière électrique
|
397 €
|
496 €
|
496 €
|
|
Utilitaire léger électrique
|
3 355 €
|
4 200 €
|
4 200 €
|
Barème des primes CEE pour le groupe Nissan
| Type de véhicule | Entreprise (>100 véhicules) | Collectivité (>20 véhicules) | Autre personne morale |
|---|---|---|---|
|
Voiture particulière électrique
|
427 €
|
320 €
|
534 €
|
|
Utilitaire léger électrique
|
3 611 €
|
2 710 €
|
4 515 €
|
Barème des primes CEE pour le groupe Ford
| Type de véhicule | Entreprise (>100 véhicules) | Collectivité (>20 véhicules) | Autre personne morale |
|---|---|---|---|
|
Voiture particulière électrique
|
444 €
|
333 €
|
555 €
|
|
Utilitaire léger électrique
|
3 756 €
|
2 818 €
|
4 696 €
|
TAI, malus, taxes… Pourquoi 2026 accélère la pression sur les flottes thermiques
Si les aides à l’électrification se maintiennent, la pression fiscale sur les véhicules thermiques, elle, s’intensifie nettement en 2026.
Un malus CO₂ qui descend encore
Chaque année, le seuil de déclenchement du malus CO₂ est abaissé. En 2026, il passe à 108 g de CO₂/km, contre 113 g en 2025. Concrètement, un véhicule émettant 125 g/km génère désormais un malus de 540 € à l’immatriculation. Pour un modèle à 150 g/km, la facture atteint 4 279 €. Et le plafond grimpe à 80 000 € pour les véhicules les plus émetteurs.
À cela s’ajoute la taxe à la masse, dont le seuil de déclenchement a été abaissé à 1 500 kg en 2026 pour les véhicules thermiques.
Bon à savoir : Les véhicules électriques restent totalement exonérés de ces malus écologiques.
Un écart qui se creuse sur les taxes annuelles
Les entreprises doivent déclarer chaque année deux taxes pour chaque véhicule particulier de leur parc :
- la taxe sur les émissions de CO₂
- la taxe sur les polluants atmosphériques
Nous l’avons vu plus haut, cette dernière monte à 650 €/an pour les diesels en 2026 et atteindra les 800 € en 2027. Elle est de 130 €/an pour les essence et passera à 160 € en 2027. Un véhicule diesel moyen de flotte peut ainsi générer plus de 1 500 à 2 000 € de taxes annuelles cumulées, quand son équivalent électrique affiche un total de 0 € sur cette même ligne.
La TAI : la pénalité qui change la donne pour les grandes flottes
Depuis mars 2025, les entreprises gérant une flotte moyenne annuelle de plus de 100 véhicules légers sont soumises à la Taxe Annuelle Incitative (TAI). Son principe : si l’entreprise n’atteint pas le quota requis de Véhicules à Faibles Émissions (VFE, soit moins de 50 g de CO₂/km) lors de ses immatriculations annuelles, elle s’expose à une pénalité par véhicule manquant.
En 2026, le quota est fixé à 18 % VFE avec une pénalité qui s’élève à 4 000 € par véhicule. Elle était de 2 000 € en 2025 et est prévue à 5 000 € en 2027. Pour une flotte de 200 véhicules qui n’atteindrait pas le quota, l’addition pourrait rapidement dépasser plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Une conclusion qui s'impose d'elle-même
Entre le malus écologique, les taxes récurrentes et les pénalités potentielles, maintenir une flotte majoritairement thermique en 2026 a un coût financier direct. Aujourd’hui, électrifier sa flotte est plus qu’une démarche RSE. C’est une décision d’optimisation du coût total de possession (TCO).
Les meilleures citadines électriques pour flotte professionnelle en 2026
Le segment des citadines électriques est aujourd’hui le plus mature pour les gestionnaires de flotte. Voici une sélection des modèles à moins de 30 000€ disponibles chez Beev :
| Modèle | Autonomie WLTP | Charge rapide (20→80%) | Consommation moyenne | Prix TTC à partir de |
|---|---|---|---|---|
|
Dacia Spring
|
220 km
|
38 min
|
156 Wh/km
|
18 900 €
|
|
Leapmotor T03
|
265 km
|
55 min
|
16,30 Wh/km
|
19 500 €
|
|
BYD Dolphin Surf
|
322 km
|
32 min
|
160 Wh/km
|
23 990 €
|
|
Fiat Grande Panda
|
320 km
|
32 min
|
169 Wh/km
|
24 900 €
|
|
Hyundai Inster Standard Range
|
300 km
|
29 min
|
156 Wh/km
|
25 000 €
|
|
Peugeot e-208
|
362 km
|
26 min
|
154 Wh/km
|
28 000 €
|
|
Opel Frontera
|
305 km
|
N/A
|
N/A
|
29 000 €
|
Quelques éléments clés pour affiner votre choix
Dacia Spring
La Spring est la citadine électrique la plus accessible du marché. Avec 220 km d’autonomie WLTP, elle est taillée pour les usages urbains et périurbains : livraisons en centre-ville, déplacements inter-sites en agglomération, trajets courts et/ou prévisibles… Sa consommation contenue en fait l’une des voitures électriques les moins coûteuses à l’usage. À réserver aux flottes dont les collaborateurs n’ont pas besoin de faire de longs trajets quotidiens.
Leapmotor T03
Le T03 du constructeur chinois Leapmotor se distingue par une autonomie légèrement supérieure à la Spring mais dans un format ultra-compact. Idéal pour les environnements urbains denses, il conviendra particulièrement aux flottes de services et aux artisans. À noter que sa consommation de 16,30 Wh/km est l’une des plus faibles de cette sélection. Un avantage direct sur le coût au kilomètre.
BYD Dolphin Surf
Avec 322 km d’autonomie et une charge rapide particulièrement efficace, le Dolphin Surf s’adresse aux flottes qui ont besoin d’un peu plus de polyvalence sans quitter le segment des citadines. Son gabarit compact et sa finition soignée en font un véhicule adapté aux collaborateurs qui font des allers-retours réguliers entre deux agglomérations proches.
Fiat Grande Panda
Le Grande Panda apporte une dimension supplémentaire avec un gabarit légèrement plus généreux que ses concurrents. Ses 320 km d’autonomie et ses 32 minutes de charge rapide en font un choix polyvalent. Il est bien adapté aux entreprises qui souhaitent proposer un véhicule de fonction agréable au quotidien.
Hyundai Inster Standard Range
L’Inster est la nouveauté qui monte dans le segment des petites électriques. Avec 300 km d’autonomie et une charge rapide rapide, elle se distingue aussi par un niveau d’équipement et de finition au-dessus de la moyenne de sa catégorie. Elle convient particulièrement aux flottes qui veulent offrir une expérience conducteur qualitative dans un gabarit citadin.
Peugeot e-208
La e-208 reste la référence du segment, et pour cause : avec 362 km d’autonomie WLTP et une charge rapide en 26 minutes, elle est la plus polyvalente de cette sélection. Son niveau de finition et son réseau de service après-vente étendu en font un choix rassurant pour les grandes flottes qui ont besoin d’être standardisées.
Opel Frontera
L’Opel Frontera se démarque des autres modèles par son gabarit de petit SUV. De fait, il est plus généreux en espace intérieur et en hauteur de caisse. Avec 305 km d’autonomie, il cible les entreprises dont les collaborateurs ont besoin de plus de volume sans pour autant monter en gamme vers un SUV plus coûteux.
Comment Beev vous accompagne pour passer à l'électrique sans les contraintes administratives
La transition électrique d’une flotte soulève de nombreuses questions. Quels modèles choisir ? Quels contrats de LLD négocier ? Comment activer les primes CEE ? Où installer les bornes de recharge pour les collaborateurs ?
C’est précisément là qu’intervient Beev. En tant qu’interlocuteur unique, Beev aide les entreprises qui souhaitent électrifier leur parc sans disperser leur énergie dans des démarches administratives complexes.
Beev propose un catalogue complet de voitures et utilitaires électriques avec une possibilité de leasing pour les professionnels. Aussi, ses experts accompagnent les entreprises dans l’identification et l’activation des aides pour leur démarche de transition énergétique. Beev propose également l’installation de bornes de recharge sur site ou au domicile des collaborateurs avec une possibilité de suivi extrêmement précis grâce à son Fleet Manager.
Du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h
Conclusion
La hausse des primes CEE chez Renault est une bonne nouvelle car elle illustre la dynamique globale d’un système en pleine montée en puissance.
Pour les entreprises, l’équation de 2026 est claire : les aides à l’électrique sont là tandis que le coût du maintien d’une flotte thermique augmente à chaque révision de barème. Malus, taxe sur les polluants, TAI… La pression est structurelle et croissante.
La question n’est plus vraiment de savoir s’il faut passer à l’électrique, mais plutôt comment le faire de manière ordonnée et dans les délais imposés par la réglementation. Pour tirer parti de ce passage à l’électrique et être gagnant sur tous les tableaux, contactez Beev dès maintenant ou faites réaliser un audit gratuit de votre flotte par nos experts.
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