Ce que révèle l’étude sur l’usage de la voiture électrique en entreprise
Au-delà du chiffre global, l’étude met en lumière une transformation plus large des perceptions. La voiture électrique n’est plus associée à une solution de niche ou à un usage limité. Elle s’impose progressivement comme une option crédible dans le cadre professionnel, portée par une combinaison de facteurs techniques, économiques et culturels.
57 % des Français valident l’électrique pour leurs trajets professionnels
Le principal enseignement de l’étude est clair : 57 % des Français considèrent désormais que la voiture électrique est adaptée aux déplacements professionnels du quotidien. Ce niveau d’adhésion marque une rupture avec les années précédentes, où les doutes restaient nombreux.
Cette évolution repose sur une réalité concrète. Les véhicules électriques ont considérablement progressé en matière d’autonomie, de confort et de fiabilité. Dans le même temps, les infrastructures de recharge se sont densifiées, rendant leur usage plus fluide et plus prévisible.
Ce chiffre révèle également un décalage intéressant entre perception et usage réel. Aujourd’hui, seule une minorité d’actifs utilise effectivement un véhicule électrique dans un cadre professionnel, alors même qu’une majorité considère cette solution comme adaptée. Cet écart met en évidence un potentiel de transformation important pour les entreprises. Il ne s’agit plus de convaincre de la pertinence de l’électrique, mais d’accompagner son passage à l’échelle dans les flottes professionnelles.
Cette perception majoritairement positive ne doit toutefois pas masquer certaines réserves. L’étude montre en effet que 26 % des Français considèrent encore que la voiture électrique n’est pas adaptée aux déplacements professionnels, tandis que 16 % ne se prononcent pas.
Ces résultats traduisent une adoption en progression, mais encore contrastée. Si la tendance est clairement favorable, des disparités subsistent selon plusieurs facteurs, notamment géographiques, générationnels ou liés aux usages. Autant d’éléments qui expliquent pourquoi la transition vers l’électrique reste progressive dans les entreprises.
Pour les organisations, cela constitue un signal fort : l’acceptation des collaborateurs n’est plus le principal frein, mais plutôt un levier d’accélération.
Une perception en forte évolution, notamment chez les actifs
L’étude met également en évidence une évolution plus marquée chez les actifs. Les personnes en emploi, directement concernées par les déplacements professionnels, sont souvent les plus convaincues de la pertinence de la voiture électrique.
Cette dynamique s’explique notamment par l’expérience. Les collaborateurs ayant déjà utilisé un véhicule électrique, que ce soit à titre personnel ou professionnel, développent une perception plus réaliste de ses capacités. Ils constatent que les contraintes sont souvent moins importantes qu’imaginées, notamment pour les trajets du quotidien.
Cette évolution est également marquée par des différences générationnelles. Les plus jeunes actifs apparaissent nettement plus convaincus par la pertinence de la voiture électrique, tandis que les populations plus âgées restent encore plus réservées. Cette dynamique laisse entrevoir une accélération naturelle de l’adoption dans les années à venir, à mesure que ces nouvelles générations prennent une place plus importante dans les entreprises.
Avec Beev
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Des déplacements professionnels déjà compatibles avec l’électrique
Si la perception évolue aussi rapidement, c’est parce qu’elle s’appuie sur une réalité simple : la majorité des déplacements professionnels est déjà compatible avec les caractéristiques des véhicules électriques actuels.
Cette compatibilité s’explique notamment par la nature même des déplacements professionnels. En France, la majorité des trajets quotidiens reste relativement courte, souvent inférieure à quelques dizaines de kilomètres. Un niveau parfaitement aligné avec les capacités actuelles des véhicules électriques, y compris sur les modèles d’entrée de gamme.
Des trajets domicile-travail largement couverts
Les trajets domicile-travail constituent une part importante des déplacements liés à l’activité professionnelle. Or, ces trajets sont généralement courts, réguliers et prévisibles.
Dans la plupart des cas, ils peuvent être effectués sans difficulté avec un véhicule électrique. La possibilité de recharger à domicile ou sur le lieu de travail permet d’intégrer la recharge dans le quotidien, sans contrainte supplémentaire.
Des distances moyennes alignées avec les autonomies actuelles
Les progrès réalisés en matière d’autonomie ont largement contribué à cette évolution.
Aujourd’hui, de nombreux véhicules électriques affichent des autonomies comprises entre 300 et 500 kilomètres, voire davantage pour certains modèles.
Ces performances permettent de couvrir la grande majorité des déplacements professionnels. Dans les faits, cela signifie qu’un collaborateur peut effectuer plusieurs journées d’activité sans avoir à recharger son véhicule, ce qui réduit considérablement les contraintes opérationnelles.
Une recharge de plus en plus intégrée dans les usages professionnels
La recharge n’est plus un obstacle majeur, mais un élément intégré dans les usages. Les entreprises peuvent désormais combiner plusieurs solutions : recharge sur site à domicile ou via les réseaux publics.
Cette organisation permet d’assurer la disponibilité des véhicules tout en optimisant les coûts énergétiques. Elle contribue également à rendre l’expérience utilisateur plus fluide et plus prévisible.
Pourquoi certains freins persistent encore malgré cette adoption
Malgré cette évolution positive, certains freins continuent de freiner l’adoption à grande échelle. Ils ne relèvent pas uniquement de contraintes techniques, mais tiennent souvent à des perceptions persistantes, à des inégalités territoriales ou à des arbitrages économiques encore présents dans les entreprises.
Si la voiture électrique répond déjà à une grande partie des usages professionnels, son intégration dans les flottes reste conditionnée par des facteurs concrets, mais aussi par des représentations qui évoluent plus lentement que les technologies.
Une perception encore biaisée de l’autonomie sur les longs trajets
L’autonomie reste un sujet sensible, en particulier pour les trajets longue distance. Même si ces déplacements représentent une part minoritaire des usages, ils concentrent une grande partie des inquiétudes.
Dans la pratique, ces contraintes peuvent être anticipées, mais elles continuent d’influencer les décisions, notamment lors du choix des véhicules.
Des disparités d’infrastructures selon les territoires
Le développement des infrastructures de recharge progresse rapidement, mais reste inégal selon les territoires. Certaines zones sont aujourd’hui très bien équipées, tandis que d’autres accusent encore un retard.
Ces disparités influencent directement la perception des utilisateurs. Dans les grandes agglomérations, l’adhésion à la voiture électrique est nettement plus élevée. À l’inverse, dans les zones moins denses, les réactions restent plus marquées.
Pour les entreprises, cette réalité implique d’adapter leur stratégie de mobilité en fonction des zones d’activité et des usages locaux.
Des arbitrages économiques encore présents côté entreprises
Le coût reste un facteur structurant dans les décisions d’investissement. Même si le coût total de possession devient de plus en plus compétitif, le prix d’achat initial peut encore freiner certaines entreprises.
Ces arbitrages nécessitent une vision globale, intégrant à la fois les économies d’usage et les investissements nécessaires à la transition.
Ce que cette bascule implique concrètement pour les flottes d’entreprise
Cette évolution des perceptions a des implications directes pour les entreprises. Elle marque un passage progressif d’une phase d’expérimentation à une logique de déploiement à plus grande échelle, où l’électrique s’intègre pleinement dans les stratégies de mobilité.
Cette transformation est d’autant plus stratégique que les entreprises représentent une part majoritaire des immatriculations de véhicules neufs en Europe. L’électrification des flottes constitue donc un levier déterminant pour accélérer la transition vers la mobilité électrique, bien au-delà des seuls usages individuels.
Dans les faits, de nombreuses organisations ont déjà franchi une première étape en testant l’électrique sur une partie limitée de leur parc. Aujourd’hui, cette phase pilote laisse place à une approche plus structurée, intégrée aux politiques d’achat et aux décisions de renouvellement de flotte. L’électrique n’est plus un projet isolé, mais devient un axe central de transformation.
Parallèlement, les politiques de mobilité évoluent plus rapidement que prévu. Elles sont désormais influencées par un ensemble de facteurs convergents : exigences réglementaires, objectifs de réduction des émissions, mais aussi attentes croissantes des collaborateurs en matière de mobilité durable.
Cette convergence accélère les prises de décision et pousse les entreprises à adapter leur stratégie. L’enjeu n’est plus seulement d’introduire quelques véhicules électriques, mais de repenser globalement l’organisation de la mobilité, en intégrant les nouvelles contraintes et les nouvelles opportunités offertes par l’électrique.
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