Pourquoi l'Autonomie sur autoroute est un enjeu critique pour les flottes d'entreprise
L’autoroute constitue un environnement de conduite particulièrement exigeant pour les véhicules électriques de flottes professionnelles. Comprendre pourquoi et en mesurer les conséquences concrètes est une étape indispensable avant d’aborder le classement.
Les trajets longue distance, une réalité pour les collaborateurs
Dans de nombreuses entreprises, une partie significative des collaborateurs effectue régulièrement des trajets de plusieurs centaines de kilomètres. Représentants commerciaux, chargés d’affaires, consultants, techniciens itinérants… Pour tous ces profils, le véhicule est un outil de travail à part entière. Son rayon d’action conditionne donc directement la productivité.
Sur ce type d’usage, l’autonomie autoroutière devient le critère déterminant. Un véhicule capable de couvrir une grande distance sans s’arrêter représente un avantage opérationnel considérable par rapport à un modèle qui nécessite plusieurs arrêts. À l’échelle d’une flotte de plusieurs dizaines de véhicules, ces différences peuvent se traduire par du temps perdu, des rendez-vous décalés ou des coûts additionnels.
La moyenne du marché, telle que mesurée dans des conditions réelles sur parcours autoroutier, s’établit à environ 310 km d’autonomie totale sur une charge complète. À ce seuil, il peut être nécessaire de marquer une pause recharge sur un trajet de 500 km. Ce chiffre illustre concrètement les contraintes à anticiper lors de la constitution d’une flotte.
Autonomie WLTP vs autonomie réelle : un écart à prendre en compte
L’un des pièges les plus fréquents pour les gestionnaires de flotte qui découvrent la mobilité électrique est de s’appuyer sur les chiffres d’autonomie annoncés par les constructeurs. On parle alors d’une autonomie établie selon le cycle d’homologation WLTP. Ces valeurs, obtenues en laboratoire dans des conditions standardisées, ne reflètent pas la réalité d’un usage professionnel intensif. Et elles la reflètent encore moins dans les conditions autoroutières.
Or, les données issues de tests en conditions réelles sont éloquentes. L’autonomie totale réelle sur autoroute est inférieure de 38 % par rapport à la WLTP-Standard. Et si l’on considère l’autonomie utilisable sur une tranche de charge allant de 80 % à 10 % l’écart peut atteindre les 57 % par rapport aux valeurs WLTP. En règle générale, il faut partir du principe que l’autonomie réelle sur autoroute à pleine vitesse correspond à environ 50-60 % du cycle mixte WLTP.
Pour cette raison, les gestionnaires de flotte doivent planifier leurs déplacements sur la base des autonomies réelles et non sur les chiffres constructeurs. C’est pourquoi les données présentées dans cet article reposent exclusivement sur des mesures effectuées en conditions réelles, sur un parcours autoroutier représentatif. Mais cet écart entre autonomie annoncée et autonomie réelle ne doit pas pour autant freiner la décision de passer à l’électrique. En étant bien anticipé, il devient simplement un paramètre de gestion comme un autre. C’est précisément pour aider les décideurs à faire des choix éclairés que Beev accompagne les entreprises à chaque étape de leur transition.
Pourquoi l'autonomie chute à haute vitesse : les facteurs techniques à connaître
Avant de comparer les modèles entre eux, il est utile de comprendre les mécanismes qui expliquent pourquoi il y a une surconsommation de l’autonomie sur autoroute. Cela permet de mieux interpréter les écarts de performance entre les véhicules et d’identifier les caractéristiques à privilégier pour un usage de flotte orienté longue distance.
L'Aerodynamik, l’ennemi numéro un de l'autonomie autoroutière
La principale cause de surconsommation sur autoroute est l’aérodynamique. Ce facteur s’applique à tous les véhicules, quelle que soit leur motorisation. Cependant, il prend une dimension particulièrement critique pour les véhicules électriques. En effet, ces derniers ont une énergie embarquée limitée par la capacité de la Akku.
La résistance aérodynamique devient prépondérante par rapport à la résistance au roulement aux alentours des 80 km/h. Au-delà de ce seuil, plus le véhicule roule vite, plus cette résistance augmente. Par ailleurs, elle le fait de façon non linéaire puisqu’elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Concrètement, elle est multipliée par quatre en passant de 50 à 100 km/h. Et la puissance nécessaire pour avancer à 130 km/h par rapport à 90 km/h est multipliée par 2,3. Cela se traduit donc par une hausse de consommation de 60 %. À noter qu’entre 110 et 130 km/h, l’écart est déjà de 30 %.
Ce sont les grandes berlines qui présentent les meilleures performances aérodynamiques. Cela tient d’abord à des raisons physiques : les longues surfaces, le pavillon fuyant et la plus faible surface frontale constituent des avantages structurels. Mais cela tient aussi au fait que l’usage autoroutier figure au cœur de leur cahier des charges. De fait, les équipes de développement ont optimisé ces véhicules en ce sens. C’est l’inverse pour les citadines, conçues pour des vitesses plus faibles et des environnements urbains. Pour elles, la masse joue davantage un rôle déterminant.
Aussi, la longueur des voitures joue beaucoup. Si ce n’est pas une règle absolue, c’est quand même un indicateur fiable. C’est pourquoi les longues berlines avec une aérodynamique travaillée occupent majoritairement les premières places de ce classement.
Régime moteur et gestion énergétique : ce que font les meilleurs constructeurs
Au facteur aérodynamique s’ajoute une contrainte propre aux motorisations électriques. On parle du régime de rotation des machines électriques. En effet, ce dernier est en permanence élevé sur les parcours autoroutiers. Contrairement à un moteur thermique qui peut monter et descendre dans les tours selon les rapports de boîte, un moteur électrique conventionnel fonctionne à régime soutenu dès lors que la vitesse est maintenue sur une longue durée.
L’impact sur la consommation dépend donc fortement des technologies employées et du niveau de développement atteint par chaque constructeur. Il n’existe pas de règle universelle donc les rendements peuvent différer d’un modèle à l’autre. Pour atténuer ce phénomène, certains fabricants ont fait le choix d’intégrer une boîte de vitesses permettant d’abaisser le régime moteur à haute vitesse. Par conséquent, ils réduisent ainsi les consommations. C’est notamment l’approche retenue sur la nouvelle Mercedes CLA.
À cela s’ajoute la gestion des phases de récupération d’énergie, quasi-inexistantes sur autoroute faute de décélérations fréquentes. En usage urbain ou sur route nationale, le regeneratives Bremsen contribue à récupérer une partie de l’énergie cinétique. Sur autoroute, cet avantage disparaît presque entièrement, ce qui prive les véhicules électriques de l’un de leurs atouts majeurs.
Ce sont donc les constructeurs ayant investi massivement en recherche et développement sur l’aérodynamique, l’efficience des machines électriques et la gestion thermique de la batterie qui tirent leur épingle du jeu. Ce n’est donc pas un hasard si ce sont précisément leurs modèles que l’on retrouve en tête du classement présenté dans la section suivante.
Classement : le top des voitures électriques avec la meilleure autonomie sur autoroute pour vos flottes professionnelles
Toutes les voitures électriques ne se valent pas lorsqu’il s’agit d’enchaîner les kilomètres sur autoroute. Les écarts entre les modèles peuvent dépasser plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie réelle. Le classement qui suit repose sur des mesures effectuées en conditions réelles sur parcours autoroutier, et non sur les valeurs d’homologation WLTP. Il permet d’identifier, parmi les modèles disponibles au catalogue Beev, ceux qui offrent le meilleur rayon d’action pour vos collaborateurs en déplacement.
Le tableau comparatif complet des meilleures autonomies sur autoroute
Le tableau suivant synthétise les performances des principaux modèles électriques testés sur autoroute. Il offre une première lecture rapide pour identifier les véhicules les plus adaptés aux usages longue distance.
| Rang | Modell | Typ des Fahrzeugs | Autonomie WLTP | Autonomie réelle sur autoroute | Leistung des Motors | Loyer indicatif |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
#1
|
Lucid Air Grand Touring
|
Limousine
|
842 km
|
530 km
|
819 ch
|
N/A
|
|
#2
|
Mercedes CLA 250+
|
Limousine
|
792 km
|
490 km
|
272 ch
|
649 € / mois
|
|
#3
|
Porsche Taycan Propulsion
|
Limousine
|
680 km
|
480 km
|
408 ch
|
N/A
|
|
#4
|
DS Nr. 8
|
SUV
|
572 km
|
470 km
|
260 ch
|
849 € / mois
|
|
#5
|
Audi A6 Sportback e-tron performance
|
Limousine
|
756 km
|
420 km
|
381 ch
|
1081 € / mois
|
|
#6
|
Tesla Model 3 Große Autonomie Antrieb
|
Limousine
|
702 km
|
420 km
|
325 ch
|
kontaktieren Sie uns
|
|
#7
|
BMW i7 xDrive60
|
Limousine
|
625 km
|
400 km
|
544 ch
|
kontaktieren Sie uns
|
|
#8
|
Tesla Model Y Große Reichweite
|
SUV
|
622 km
|
380 km
|
340 ch
|
kontaktieren Sie uns
|
|
#9
|
Kia EV4 Long Range
|
Limousine
|
625 km
|
370 km
|
204 ch
|
N/A
|
|
#10
|
Renault Scenic e-Tech
|
SUV
|
430 km
|
340 km
|
170 ch
|
525 € / Monat
|
|
#10
|
XPeng G6
|
SUV
|
570 km
|
340 km
|
286 ch
|
529 € / Monat
|
Le podium : les berlines qui repoussent les limites
Sans surprise, ce sont trois berlines qui occupent les trois premières marches du podium. La forme de la carrosserie n’est pas un hasard. Ces dernières sont longues, basses, dotées d’une surface frontale réduite et d’un pavillon fuyant. Et ce n’est pas surprenant lorsque l’on sait que ces voitures ont été conçues pour minimiser la résistance aérodynamique. Pour rappel, ce facteur est déterminant à haute vitesse.
En tête du classement, la Lucid Air Grand Touring s’impose avec 530 km d’autonomie réelle sur autoroute, un résultat sans équivalent sur le marché. Ce niveau de performance s’explique par une ingénierie poussée à l’extrême. Elle combine une batterie de grande capacité et un aérodynamisme parmi les meilleures de l’industrie.
La Mercedes CLA 250+ s’installe en deuxième position avec 490 km d’autonomie mesurée sur autoroute, pour une autonomie WLTP annoncée à 792 km. Son architecture intègre notamment une boîte de vitesses permettant d’abaisser le régime moteur à haute vitesse. Cela contribue directement à sa maîtrise de la consommation. De fait, elle constitue l’une des propositions les plus intéressantes du classement pour les entreprises. Disponible chez Beev à partir de 649 €/mois en leasing professionnel, elle combine un niveau d’autonomie autoroutière exceptionnel.
Troisième du classement, la Porsche Taycan Propulsion atteint 480 km d’autonomie réelle sur autoroute, pour une autonomie WLTP de 680 km. Une performance remarquable qui confirme le savoir-faire de Porsche en matière d’efficience énergétique à haute vitesse. Son positionnement premium en fait un choix naturel pour les véhicules de fonction de direction.
Les bonnes surprises : des SUV qui tiennent la route
Si les berlines dominent logiquement le haut du classement, plusieurs SUV parviennent à se hisser dans le top 10. De fait, ils méritent l’attention des gestionnaires de flotte, notamment pour leur polyvalence sur des usages mixtes.
Le DS n°8
Le DS n°8, classé quatrième avec 470 km d’autonomie réelle sur autoroute et une autonomie WLTP de 572 km, est l’une des grandes révélations de ce classement. Malgré sa silhouette de SUV-coupé, il parvient à rivaliser avec les meilleures berlines grâce à un travail approfondi sur l’aérodynamique et la gestion énergétique. Disponible à partir de 849 €/mois en leasing professionnel chez Beev, il représente une option sérieuse pour les flottes qui souhaitent allier image, confort et performance autoroutière.
Le Tesla Model Y Grande Autonomie
Le Tesla Model Y Grande Autonomie, quant à lui, confirme que la domination des berlines sur autoroute n’est pas une fatalité. Il affiche 380 km d’autonomie réelle mesurée, un résultat supérieur à plusieurs berlines du classement. Avec une autonomie WLTP de 622 km, il démontre qu’une silhouette moins profilée n’est pas nécessairement synonyme de surconsommation. En effet, l’ingénierie et la gestion logicielle jouent aussi beaucoup. Son statut de valeur sûre dans les flottes professionnelles n’est donc pas près d’être remis en cause.
Le Renault Scenic e-Tech
Enfin, le Renault Scenic e-Tech et le XPeng G6 partagent la dixième position avec 340 km d’autonomie réelle sur autoroute chacun. Ils ont des autonomies WLTP respectives de 430 km et 570 km et sont tous deux disponibles chez Beev :
Ces deux SUV constituent des points d’entrée accessibles pour les flottes souhaitant s’équiper sans sacrifier la capacité à effectuer des trajets longue distance dans d’excellentes conditions.
Analyse du Top 10 modèle par modèle
Au-delà des chiffres bruts, chaque modèle du classement présente un profil spécifique qui le rend plus ou moins adapté à certains types de flotte. Voici une analyse détaillée de chaque véhicule, avec les éléments clés à retenir pour un usage professionnel.
1. Lucid Air Grand Touring : l'indétrônable
Avec 530 km d’autonomie réelle sur autoroute, la Lucid Air Grand Touring s’impose comme la référence absolue du classement, loin devant tous ses concurrents. Ce résultat s’explique par une combinaison de facteurs rares sur le marché. Elle a une batterie de très grande capacité, une efficience énergétique exceptionnelle et un coefficient de pénétration dans l’air parmi les meilleurs de l’industrie. Ce niveau d’autonomie signifie concrètement la possibilité de relier Paris à Marseille en une seule charge, sans contrainte de planification.
Son positionnement très haut de gamme en fait néanmoins un véhicule difficilement accessible pour la majorité des flottes d’entreprise. Elle sert ici d’étalon de référence, et illustre ce que l’ingénierie automobile peut atteindre lorsqu’elle est entièrement dédiée à l’efficience.
2. Mercedes CLA 250+ : le meilleur rapport performance/accessibilité
La Mercedes CLA 250+ est sans doute le modèle le plus intéressant du classement pour les gestionnaires de flotte. Avec 490 km d’autonomie réelle sur autoroute (soit seulement 40 km de moins que la Lucid Air), elle se hisse sans difficulté au deuxième rang. Et cela en restant dans un segment de prix accessible pour une berline premium. Son autonomie WLTP annoncée atteint 792 km, ce qui en fait l’une des voitures électriques les plus performantes sur ce critère.
Une partie de cette efficience s’explique par l’intégration d’une boîte de vitesses permettant d’abaisser le régime moteur à haute vitesse, réduisant ainsi la consommation sur autoroute. Pour les entreprises, elle cumule les avantages grâce à une image de marque soignée et un confort de bord pensé pour les longs trajets.
3. Porsche Taycan Propulsion : l'excellence au service des flottes
La Porsche Taycan Propulsion complète le podium avec 480 km d’autonomie réelle sur autoroute. Pour rappel, elle a une autonomie WLTP de 680 km. Ce modèle d’exception confirme la capacité de Porsche à concevoir des véhicules électriques aussi performants sur le plan dynamique qu’efficient sur le plan énergétique.
Pour les flottes professionnelles, la Taycan s’adresse naturellement aux véhicules de fonction de direction ou aux profils pour lesquels l’image du véhicule est un enjeu. Si elle n’est pas disponible chez Beev, les entreprises intéressées par la marque peuvent se tourner vers le Porsche Macan Electric, une alternative SUV dans l’univers Porsche.
4. DS Numéro 8 : la surprise française du classement
Quatrième du classement avec 470 km d’autonomie réelle sur autoroute, le DS Numéro 8 est l’une des révélations de ce palmarès. Malgré sa carrosserie de SUV-coupé, une silhouette a priori moins favorable que celle d’une berline sur autoroute, il parvient à se hisser à la quatrième place. S’il peut rivaliser avec les meilleures berlines du marché, c’est sans aucun doute, grâce à un travail sérieux sur l’aérodynamique et la gestion de l’énergie.
Pour les gestionnaires de flotte, le DS Numéro 8 présente un très bel argument. Son positionnement premium à la française en fait un véhicule de représentation crédible. Un modèle à considérer sérieusement, donc, pour les flottes qui cherchent à combiner image, confort et performance autoroutière.
5. Audi A6 Sportback e-tron : la grande routière par excellence
L’Audi A6 Sportback e-tron performance atteint 420 km d’autonomie réelle sur autoroute, pour une autonomie WLTP de 756 km. Elle incarne ce que l’on peut aisément qualifier de grande routière électrique. Longue, aérodynamique, puissante et conçue pour les longs trajets, elle ne sacrifie rien à l’agrément de conduite.
6. Tesla Model 3 Grande Autonomie : l'efficience à grande échelle
À égalité avec l’Audi A6 e-tron avec 420 km d’autonomie réelle sur autoroute, la Tesla Model 3 Grande Autonomie Propulsion affiche une autonomie WLTP de 702 km. Elle constitue l’un des choix les plus répandus dans les flottes professionnelles électriques accompagnées par Beev en 2025.
Ce qui distingue la Model 3, c’est sa capacité à délivrer ce niveau de performance avec une batterie dont la taille reste raisonnable, grâce à une gestion logicielle et une efficience mécanique poussées.
7. BMW i7 xDrive60 : le haut de gamme pour les dirigeants de flottes professionnelles
La BMW i7 xDrive60 franchit la barre symbolique des 400 km d’autonomie réelle sur autoroute, pour une autonomie WLTP de 625 km. Elle appartient au segment des grandes berlines de luxe et s’adresse aux flottes qui font de la qualité d’usage intérieur un critère aussi important que la performance énergétique.
Avec 544 ch, elle est également la plus puissante des berlines du classement. Son positionnement s’oriente clairement vers les véhicules de fonction des cadres dirigeants. Disponible chez Beev, les conditions tarifaires sont à négocier directement avec les équipes selon les volumes et les configurations retenues.
8. Tesla Model Y Grande Autonomie : le SUV qui défie les berlines
Le Tesla Model Y Grande Autonomie réalise l’une des performances les plus remarquables du classement. Il affiche 380 km d’autonomie réelle sur autoroute malgré sa silhouette de SUV. Et nous l’avons vu, c’est une catégorie structurellement désavantagée par rapport aux berlines sur ce type de parcours. Ce résultat témoigne de la qualité de l’ingénierie Tesla en matière de gestion énergétique et d’optimisation aérodynamique.Son autonomie WLTP, quant à elle, atteint 622 km.
Pour les flottes professionnelles, le Model Y Grande Autonomie cumule les arguments :
- polyvalence d’un SUV pour les usages mixtes
- großzügiges Raumangebot
- réseau Supercharger dense pour des recharges en déplacement facilitées
9. Kia EV4 Long Range : la compacte qui monte
La Kia EV4 Long Range se hisse à la neuvième place avec 370 km d’autonomie réelle sur autoroute et une autonomie WLTP de 625 km. Ce résultat est d’autant plus notable qu’il est atteint par une berline compacte, un segment habituellement moins bien armé pour les longs trajets autoroutiers. Une batterie de 81 kWh lui permet de compenser les contraintes liées à sa taille et de se hisser parmi les meilleures de ce classement.
Elle n’est pas encore référencée au catalogue Beev, mais les entreprises intéressées par la marque coréenne peuvent se tourner vers la Kia EV3 Long Range.
10 ex aequo. Renault Scenic e-Tech et XPeng G6 – 340 km : les références accessibles pour les flottes professionnelles
À égalité en dixième position, le Renault Scenic e-Tech et le XPeng G6 partagent 340 km d’autonomie réelle sur autoroute. Tous deux disponibles chez Beev ils représentent des points d’entrée cohérents pour les flottes qui souhaitent accéder à des SUV électriques capables de gérer des trajets longue distance sans contrainte excessive.
Le Renault Scenic e-Tech, avec 170 ch et une autonomie WLTP de 430 km, s’inscrit dans une logique de flotte à grande échelle. Il est accessible, fiable, et bénéficie du réseau de service Renault.
Le XPeng G6, quant à lui, a 286 ch et une autonomie WLTP de 570 km. Il apporte une proposition plus dynamique et technologique, portée par un constructeur chinois en progression rapide sur le marché européen.
Comment interpréter ce classement pour choisir les véhicules de sa flotte
Un classement d’autonomie est un outil d’aide à la décision. Les chiffres présentés ici permettent de comparer objectivement les modèles entre eux. Cependant, le choix final dépend de plusieurs paramètres propres à chaque entreprise et à chaque usage. Voici les clés pour traduire ce classement en décisions concrètes.
Autonomie, vitesse de recharge, TCO : les trois piliers d'un choix éclairé
L’autonomie sur autoroute est un critère fondamental, mais elle ne doit pas être analysée de façon isolée. Deux autres dimensions sont tout aussi déterminantes pour évaluer la pertinence d’un véhicule électrique dans une flotte professionnelle.
D’abord, la vitesse de recharge. Une voiture capable de récupérer rapidement de l’énergie peut, au final, se montrer plus efficace sur un long trajet qu’un modèle disposant d’une plus grande autonomie mais d’une puissance de recharge limitée. Sur un trajet de 500 km, le temps total avec la conduite et la recharge inclus dépend donc autant de la capacité à recharger vite que de la distance parcourue entre deux arrêts. Un véhicule qui accepte 200 kW en charge rapide et récupère beaucoup d’autonomie en dix minutes peut s’avérer plus opérationnel qu’un modèle autonome mais lent à recharger.
La seconde dimension incontournable est le TCO. Pour une flotte d’entreprise, le loyer mensuel n’est que l’une des composantes du coût réel d’un véhicule. Il faut également intégrer plusieurs éléments :
- le coût de l’énergie
- les économies réalisées sur l’entretien par rapport à un Verbrennungsfahrzeug
- les avantages fiscaux liés à l’électrique
- la valeur résiduelle du véhicule en fin de contrat
Enfin, il convient de ne pas négliger l’adéquation avec les usages réels des collaborateurs. Un véhicule dont l’autonomie autoroutière dépasse largement les besoins quotidiens de son utilisateur représente un surcoût injustifié. À l’inverse, sous-dimensionner l’autonomie d’un véhicule par rapport aux trajets effectivement réalisés peut générer des contraintes opérationnelles.
Quel budget prévoir pour dépasser les 400 km d'autonomie réelle ?
Les données du classement permettent de dégager quelques repères budgétaires utiles pour les gestionnaires de flotte.
Les véhicules affichant plus de 400 km d’autonomie réelle sur autoroute appartiennent au segment premium. En se basant sur les loyers indicatifs disponibles au catalogue Beev, il faut anticiper un loyer mensuel situé entre 649 € et plus de 1 000 € pour accéder à ce niveau de performance. La Mercedes CLA 250+ constitue la porte d’entrée la plus compétitive de cette catégorie avec un loyer à partir de 649 €/mois.
En revanche, le marché s’ouvre davantage entre 340 et 400 km d’autonomie réelle. Le Renault Scenic e-Tech et le XPeng G6, tous deux à moins de 530 €/mois chez Beev, permettent d’accéder à des performances autoroutières solides. Et cela, dans une enveloppe budgétaire plus accessible. Le DS Numéro 8, à 849 €/mois, occupe quant à lui une position intermédiaire avec ses 470 km d’autonomie réelle. C’est l’un des meilleurs rapports performance/loyer du classement.
Beev vous accompagne dans le passage à la flotte électrique longue distance
Constituer une flotte électrique adaptée aux déplacements longue distance ne se résume pas à sélectionner les modèles les plus autonomes dans un classement. C’est un projet qui engage l’entreprise sur plusieurs années et qui implique de nombreuses décisions interdépendantes. Elles prennent en compte le choix des véhicules selon les profils d’usage, la structuration des contrats de location, l’installation de bornes de recharge sur les sites et même, la formation des collaborateurs aux bonnes pratiques.
C’est précisément sur l’ensemble de cette chaîne que Beev accompagne les entreprises. En tant que spécialiste de la transition des flottes professionnelles vers l’électrique, Beev propose un catalogue de véhicules sélectionnés pour leur pertinence en usage professionnel ainsi que des solutions de financement adaptées aux besoins des entreprises. Enfin, Beev propose aussi une offre d’installation de bornes de recharge sur les sites de l’entreprise ou au domicile des collaborateurs.
L’objectif est de permettre aux gestionnaires de flotte de piloter leur transition énergétique de façon sereine, en s’appuyant sur un interlocuteur unique qui maîtrise l’ensemble des dimensions du sujet. Et ce dernier comprend le choix du véhicule jusqu’à l’infrastructure de recharge.
Schlussfolgerung
L’autoroute reste l’environnement le plus exigeant pour les véhicules électriques. Ce classement le confirme sans ambiguïté. Nous l’avons vu, les données mesurées en conditions réelles s’éloignent des valeurs WLTP affichées par les constructeurs. Et les enseignements sont clairs : les grandes berlines dominent le classement. De fait, elles constituent les choix les plus pertinents pour les trajets longue distance. Quelques SUV parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu, à l’image du DS Numéro 8 ou du Tesla Model Y Grande Autonomie. Ils offrent une polyvalence appréciable sans sacrifier les performances autoroutières.
Au-delà du seul critère d’autonomie, c’est bien la combinaison entre l’autonomie réelle, la vitesse de recharge et le TCO qui doit guider les arbitrages. Les entreprises qui intègrent ces trois dimensions dans leur processus de sélection se donnent les meilleures chances de constituer une flotte électrique performante.
La transition vers la flotte électrique est un levier stratégique pour les entreprises tant sur le plan des coûts que de leur engagement environnemental. Beev vous aide à faire les bons choix dès le départ.