Février 2026 : l'électrique s'impose comme la motorisation préférée des Français
Pendant des décennies, le classement des motorisations en France n’a pratiquement pas bougé. L’essence et le diesel se partageaient l’essentiel du marché, reléguant toute alternative à un rang anecdotique. Mais février 2026 a marqué une rupture nette avec cet ordre établi. Pour la première fois, c’est un véhicule à batterij qui trône en tête du classement.
26,8 % de part de marché : un chiffre historique
En février 2026, 32 370 véhicules électriques ont été immatriculés en France. Cela représente une hausse de 27,8 % par rapport à la même période l’an dernier. Avec 26,8 % du marché, l’électrique prend pour la première fois la tête du classement des motorisations. Rappelons qu’en janvier 2026, l’électrique avait affiché une part de marché inédite de 28,3 %.
Ce chiffre traduit une évolution structurelle. L’offre s’est considérablement enrichie, les prix ont baissé, et la demande des ménages comme des entreprises s’est progressivement structurée autour de l’électrique. Lors de sa participation au podcast Sanef 107.7, Solal Botbol, CEO de Beev, a d’ailleurs affirmé qu’aujourd’hui, “certains véhicules électriques ne sont pas plus cher à l’acquisition qu’un thermisch voertuig”.
Les autres motorisations en recul
Le contraste avec les motorisations thermiques est saisissant. L’essence accuse une chute de 48,1 % et ne représente plus que 15,1 % du marché. Le diesel, longtemps perçu comme une motorisation de référence, s’effondre de 53,8 % pour tomber à seulement 2,6 % des ventes. C’est seulement 3 098 unités sur l’ensemble du mois (contre 32 370 en électrique, soit 10 fois plus).
Deze recul du diesel mérite d’être souligné pour les gestionnaires de flotte. Un véhicule que l’on commande aujourd’hui s’utilise en moyenne 4 à 5 ans. Commander du diesel en 2026, c’est s’exposer à des restrictions de circulation croissantes, à des coûts de carburant incertains, et à une valeur résiduelle en chute libre. Les hybrides résistent encore mais affichent elles aussi des baisses significatives. En somme, seuls l’électrique (et le PHEV, dans une moindre mesure) progressent.
Tableau récapitulatif des ventes selon la motorisation en février 2026
| Rang | Motorisatie | Volumes | Part de marché en % | Variation en % |
|---|---|---|---|---|
|
1
|
Electrique (BEV)
|
32 370
|
26,8
|
27,8
|
|
2
|
Micro-hybride (MHEV)
|
31 115
|
25,8
|
-1,4
|
|
3
|
Hybride (HEV)
|
24 309
|
20,1
|
-13,3
|
|
4
|
Benzine
|
18 206
|
15,1
|
-48,1
|
|
5
|
Plug-in hybride (PHEV)
|
6 643
|
5,5
|
3,1
|
|
6
|
Diesel
|
3 098
|
2,6
|
-53,8
|
|
7
|
Essence + GPL
|
2 764
|
2,3
|
-52,5
|
|
8
|
Prolongateur d'autonomie (REEV)
|
893
|
0,7
|
-53,8
|
|
9
|
Superéthanol + HNR
|
585
|
0,5
|
-9,7
|
Un marché global en baisse, mais l'électrique tire son épingle du jeu
La performance de l’électrique en février 2026 est d’autant plus remarquable qu’elle s’inscrit dans un marché automobile globalement en difficulté. Loin de profiter d’une conjoncture favorable, le véhicule électrique a progressé malgré tout.
Un contexte qui rend la performance électrique encore plus significative
Le marché automobile français a enregistré une baisse globale de 14,7 % en février 2026. Au total, ce sont 120 764 véhicules qui ont été immatriculés. Un chiffre préoccupant pour la filière mais qui rend la progression de l’électrique d’autant plus remarquable. Dans un marché qui se contracte, les véhicules électriques ne se contentent pas de maintenir leurs positions : ils en gagnent. C’est le signe d’une demande qui se déplace structurellement vers l’électrique, et non d’un simple hasard.
Pour une entreprise qui réfléchit au renouvellement de sa flotte, ce signal est important. La baisse globale du marché peut sembler une raison d’attendre. Mais c’est en réalité l’inverse : le contexte de contraction peut pousser les constructeurs à proposer des conditions commerciales plus attractives.
Maandag tot vrijdag van 9.00 tot 12.30 uur en van 14.00 tot 19.00 uur
Le leasing social, catalyseur de la demande
La forte progression de l’électrique en ce début d’année 2026 s’explique en partie par le leasing social qui a joué un rôle de déclencheur. Relancé à l’automne 2025, ce programme a permis à 50 000 ménages modestes d’accéder à un véhicule électrique neuf. Preuve du succès de ce dispositif : l’objectif a été atteint dès janvier 2026. Les livraisons de ces commandes ont donc alimenté les immatriculations de janvier et février, contribuant ainsi aux performances record de l’électrique.
Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé la prolongation du leasing social en 2026, dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (aussi appelée PPE3). Si ce dispositif cible les particuliers et non les entreprises, il joue un rôle indirect pour les flottes. En stimulant la production, il fait baisser les coûts et accélère le développement du réseau de recharge.
Les marques gagnantes
Derrière la progression globale de l’électrique, il y a des marques qui ont su se positionner au bon moment et avec les bons modèles. Le podium de février 2026 est, à ce titre, révélateur pour les entreprises qui cherchent des références fiables pour leur flotte.
Renault, Peugeot, Tesla : le podium de l'électrique en février
Avec 6 492 véhicules électriques vendus, soit +38,4 %, Renault s’impose comme le grand champion de l’électrique en février 2026. Pour la marque au losange, l’électrique représente 20 % de part de marché.
Peugeot occupe la deuxième place avec 3 896 unités (+35,7 %), soit 12 % du marché électrique. Tesla complète le podium avec 3 715 livraisons (+55,1 %). C’est un rebond spectaculaire après un mois de janvier difficile où la marque avait à peine dépassé les 700 immatriculations.
Plus loin dans le classement, Citroën (2 822 unités), Volkswagen (2 019), Skoda (1 427), BMW (1 385) et Hyundai (1 337) confirment que l’offre électrique s’est véritablement diversifiée. Loin d’être un marché de niche, les marques majeures figurent dans le top 10. Et ces dernières couvrent des segments très différents, de la petite citadine au SUV premium.
Ce que ce classement dit des modèles disponibles pour les flottes
Pour un gestionnaire de flotte, ce podium est une bonne nouvelle. Les trois marques en tête proposent les modèles les plus adaptés aux besoins des entreprises. La Renault 5, voiture la plus vendue en 2025, est une option crédible pour les déplacements urbains et périurbains. La gamme Peugeot, quant à elle, offre un équilibre entre autonomie, polyvalence et coût total de possession maîtrisé. Quant au Tesla Model Y, modèle préféré des entreprises suivies par Beev en 2025, il reste la référence pour les profils cadres et commerciaux.
Ces modèles sont tous disponibles sur la plateforme Beev. Avec onze catalogus, comparez les offres et identifiez les véhicules les plus adaptés au profil de votre entreprise.
Pourquoi février 2026 change la donne pour les gestionnaires de flotte
Les chiffres de ce mois de février sont un signal concret pour les décideurs. Derrière les statistiques, trois réalités se dessinent clairement pour les entreprises qui s’interrogent encore sur le bon moment pour franchir le pas.
La maturité du marché réduit les incertitudes
Il y a quelques années, les réticences des entreprises face à l’électrique pouvaient être compréhensibles. L’offre était encore limitée, les autonomies parfois insuffisantes pour certains usages et l’oplaadinfrastructuur était jugée insuffisante. Ces objections, légitimes avant, ne tiennent plus face aux réalités de 2026.
En effet, l’offre s’est considérablement étoffée. Citadines, berlines, SUV compacts, utilitaires légers… Aujourd’hui, tous les segments sont couverts par des modèles électriques disponibles. Les autonomies réelles ont progressé. De fait, la plupart des modèles de flottes dépassent aisément les 300 km WLTP, couvrant ainsi les usages professionnels les plus fréquents. Et le réseau de recharge rapide continue de s’étendre. Fin février, on compte 190 878 points de recharge ouverts au public en France. Cela correspond à une évolution de 19 % en un an. Un chiffre en progression constante et qui ne cessera d’évoluer les prochaines années.
Pour les entreprises qui avaient mis leur réflexion en attente, la question n’est plus de savoir si le marché est prêt. Il l’est. La question est désormais de savoir comment organiser la transition de façon efficace et progressive.
Des avantages fiscaux et opérationnels toujours au rendez-vous
Au-delà du signal marché, les incitations à passer à l’électrique restent très concrètes pour les entreprises en 2026. Sur le plan fiscal, les véhicules électriques continuent de bénéficier d’un traitement favorable :
- La taxe sur les véhicules de société (TVS)
Les véhicules électriques en sont exonérés, ce qui représente une économie substantielle pour une flotte de plusieurs dizaines de véhicules.
- L’avantage en nature réduit
Les salariés qui utilisent un véhicule de fonction électrique bénéficient d’un avantage en nature calculé sur une base réduite par rapport aux véhicules thermiques. Cela allège la charge sociale pour l’employeur.
- La déductibilité fiscale
Le plafond d’amortissement applicable aux véhicules électriques reste plus favorable que celui des véhicules thermiques. Ainsi, les entreprises peuvent déduire une part plus importante du coût d’acquisition.
À ces avantages fiscaux s’ajoutent des bénéfices opérationnels directs. Le coût au kilomètre d’un véhicule électrique reste nettement inférieur à celui d’un thermique. Le coût de l’énergie est plus bas et surtout, moins volatile. En effet, on assiste depuis peu à une envolée des prix du carburant combinée à la disparition de certaines stations services en een effondrement du diesel.
Aussi, les frais d’entretien sont réduits sur un véhicule électrique. Ce dernier ne demande, par exemple, pas de vidange ou de changement de courroie de distribution. En effet, le véhicule électrique compte moins de pièces d’usure. Et sur une flotte d’une vingtaine de véhicules, ces économies récurrentes peuvent rapidement devenir très importantes.
L'image employeur et les obligations RSE : un levier business concret
La transition énergétique de la flotte n’est pas seulement une décision de gestion. Elle est un signal fort envoyé en interne comme en externe. Dans un contexte où les obligations de reporting RSE se renforcent, les émissions liées à la wagenpark prennent de plus en plus d’importance. Elles peuvent être étudiées par les investisseurs mais aussi les clients grands comptes et les partenaires.
Au-delà de la conformité réglementaire, l’électrification de la flotte est aussi devenue un argument d’attractivité employeur non négligeable. Proposer un véhicule de fonction électrique, c’est répondre aux attentes d’une partie croissante des collaborateurs de la nouvelle génération. En effet, ceux-ci intègrent désormais les engagements environnementaux de leur employeur dans leurs critères de choix.
Pour les entreprises qui ont déjà engagé leur transition, l’électrique devient un levier de différenciation réel. Et ce, tant sur le plan de la marque employeur que des relations commerciales.
Passer à l'électrique en 2026 : par où commencer concrètement ?
Il est toujours plus simple de savoir par où commencer lorsque l’on décide de passer à l’électrique. La bonne nouvelle, c’est que la transition n’est ni brutale ni complexe lorsqu’elle se construit par étapes avec un accompagnement sérieux à toutes les étapes.
Identifier les véhicules à remplacer en priorité
Électrifier une flotte ne signifie pas qu’il faut tout changer du jour au lendemain. La bonne approche consiste à prioriser les renouvellements en fonction des usages réels et des échéances contractuelles existantes. Concrètement, les véhicules les plus adaptés à une première vague d’électrification sont :
- ceux utilisés en milieu urbain et périurbain
- ceux dont les trajets quotidiens sont inférieurs à 250 km
- ceux dont le contrat de LLD arrive à échéance
Un audit de flotte permet d’objectiver cette analyse. Il détermine le kilométrage réel par véhicule, les profils de conducteurs et le choix de la recharge la plus adaptée. Beev accompagne les entreprises dans cette phase de diagnostic. Nous analysons les données de flotte pour identifier les véhicules substituables immédiatement et ceux qui nécessitent une approche différente.
Choisir les bons modèles selon les usages
Il n’existe pas un seul véhicule électrique adapté à tous les profils de flotte. Un cadre dirigeant n’a pas les mêmes besoins qu’un technicien de terrain. Le choix du modèle doit donc se faire en fonction de critères concrets. L’autonomie réelle, le volume de coffre, le réseau de recharge disponible sont autant de critères à évaluer.
Pour les usages urbains, des modèles comme la Renault 5 E-Tech of de Peugeot e-208 offrent un excellent rapport polyvalence et coût. Pour les profils qui roulent davantage, le Tesla Model Y of de Peugeot e-3008 s’imposent comme des références. Enfin, les utilitaires ont aussi vu leur offre s’enrichir considérablement ces dernières années. On trouve des modèles comme le Renault Master E-Tech of de Peugeot e-Expert. L’ensemble de ces véhicules est référencé sur le catalogue de Beev, avec des simulations de LLD adaptées aux besoins des entreprises.
Déployer les bornes de recharge
L’électrification d’une flotte ne se résume pas au choix des véhicules. Elle implique de réfléchir simultanément à la stratégie de recharge.
Trois scénarios se combinent alors :
- La recharge sur site, avec l’installation de bornes dédiées
- La recharge au domicile des collaborateurs
- La recharge sur le réseau public, pour les déplacements longue distance
Beev prend en charge l’ensemble de ce déploiement. De l’audit des besoins à l’installatie van oplaadstations, en passant par la gestion des aides financières disponibles, notre objectif est simple : que la recharge ne soit jamais un frein à l’adoption.
uw oplaadpunt
Conclusie
Les chiffres de février 2026 ne sont pas une anomalie conjoncturelle. Ils confirment ce que les signaux du marché annonçaient depuis plusieurs mois : l’électrique est devenu la motorisation de référence en France. Et il est évident que cette tendance ne s’inversera pas.
Pour les entreprises, la fenêtre d’opportunité est ouverte. Les dispositifs fiscaux sont en place, l’offre de véhicules est mature, et les solutions de recharge permettent une transition progressive et maîtrisée. Attendre, c’est laisser à ses concurrents le soin de prendre de l’avance.
Vous souhaitez évaluer le potentiel d’électrification de votre flotte ? Les experts Beev vous proposent un audit de flotte gratuit et en 30 minutes pour rendre votre transition aussi simple et rentable que possible.