Ce que l'on sait des quatre modèles électriques de Dacia à venir
Dacia a structuré son offre électrique autour d’une logique claire. La marque veut proposer des véhicules abordables et construits sur des plateformes éprouvées. Ainsi, elle a pour objectif de rendre l’électrique accessible au plus grand nombre. Cette stratégie, déjà visible avec la Dacia Lente Elektrisch à moins de 19 000€, monte désormais en puissance avec quatre nouveautés qui couvrent des usages professionnels distincts.
La Dacia "Evader" : une citadine électrique sous les 18 000 €
Parmi les annonces les plus attendues figure ce modèle développé en interne sous le nom de projet « Evader”. Si le nom ne sera pas retenu pour la commercialisation, son positionnement est clair : succéder à la Spring en corrigeant ses limites.
Elle sera développée à partir de la plateforme de la nouvelle Renault Twingo électrique, elle-même simplifiée afin de contenir les coûts de production. L’objectif annoncé est un prix catalogue inférieur à 18 000 €, soit 2 000 € de moins que son équivalent Renault.
Sur le plan esthétique, l’Evader adoptera un format de type petit SUV, plus polyvalent et mieux perçu sur le marché. Le véhicule sera assemblé sur le site industriel de Novo Mesto, en Slovénie, comme la Renault Twingo. Sa première apparition publique est prévue lors du Mondial de l’Automobile de Paris 2026, à l’automne prochain.
Pour les gestionnaires de flotte souhaitant électrifier les usages urbains à moindre coût, ce modèle mérite d’ores et déjà une attention particulière.
La Dacia Sandero 4 électrique : la voiture la plus vendue d'Europe passe au 100 % électrique
La Sandero est depuis plusieurs années le véhicule le plus vendu en Europe, toutes catégories confondues. Et sa quatrième génération marquera une étape décisive. Pour la première fois, une version entièrement électrique sera proposée, aux côtés des motorisations thermiques, GPL et hybride déjà prévues.
Sur le plan technique, la Sandero 4 électrique s’appuiera sur une plateforme dérivée de celle de la Renault R5 E-Tech, elle aussi simplifiée pour maîtriser les coûts de revient. Le développement de cette base technique vient tout juste de débuter. De fait, la date de la commercialisation reste à confirmer, mais elle est bien inscrite dans la feuille de route de la marque. Visuellement, la prochaine Sandero rompra avec les lignes arrondies actuelles pour adopter un style plus anguleux et plus affirmé. La marque décrit son style comme plus formel, plus robuste et avec une identité distincte de la Renault Clio 6.
Pour une flotte d’entreprise, la Sandero électrique représente un candidat sérieux. Sa notoriété est établie, son réseau de distribution est dense et son coût d’acquisition sera maîtrisé. Son déploiement à grande échelle dans les flottes pourrait constituer un levier de transition significatif.
La Dacia "Sandster" : un SUV urbain électrique comme alternative au Renault Captur
Troisième modèle électrique annoncé, le « Sandster », un nom de code pas encore confirmé officiellement, représente un positionnement inédit pour Dacia. Il s’agira d’un SUV urbain de gabarit intermédiaire, conçu pour concurrencer directement le Renault Captur. Ce segment a jusqu’ici été délaissé par la marque roumaine.
Le modèle prendra la place de la Sandero Stepway, dont le nom sera progressivement abandonné. La logique est simple : avec une gamme entière qui adopte désormais des codes SUV, le suffixe Stepway perd de sa pertinence. En proposant un modèle à part entière sur ce segment, Dacia entend capter une clientèle plus large et générer des marges supérieures à celles d’une citadine surélevée.
Le « Sandster » sera disponible en version 100 % électrique, offrant ainsi une alternative tarifairement accessible à la future Renault 4 elektrisch. Pour les entreprises qui gèrent des flottes mixtes, ce modèle pourrait représenter un point d’équilibre intéressant. Sa présence sur le segment des SUV urbains en fait l’un des modèles les plus stratégiques de cette nouvelle vague Dacia.
Le Dacia Striker à prolongateur d'autonomie : quand l'électrique s'adapte aux longs trajets professionnels
Quatrième modèle électrique annoncé, le Dacia Striker est sans doute le plus singulier de cette nouvelle génération. Présenté comme un break baroudeur rehaussé, une catégorie qui n’existait pas encore dans la gamme, il partage sa base technique et son habitacle avec le Dacia Bigster, tout en proposant une carrosserie exclusive à la ligne plus dynamique.
Sa particularité électrique réside dans le choix technologique retenu. Le Striker sera équipé d’un système dit « range extender », c’est-à-dire qu’il aura un moteur thermique embarqué dont le rôle est exclusivement de recharger la batterij en roulant. Cette technologie permet d’étendre considérablement l’autonomie sans dépendre d’un système de recharge. Cela constitue un avantage réel pour les professionnels qui effectuent des déplacements longs ou qui roulent sur des territoires peu couverts par les infrastructures de recharge.
Il convient cependant de noter que le développement de ce système vient seulement de débuter. La version range extender ne sera donc pas disponible dès le lancement du Striker, prévu en fin d’année. Elle sera intégrée à la gamme dans un second temps. Pour les gestionnaires de flotte qui hésitent encore à passer à l’électrique en raison des contraintes d’autonomie, cette solution hybride étendue mérite donc d’être suivie de près.
Ce que cette montée en gamme électrique de Dacia signifie pour votre stratégie de flotte
L’annonce de ces quatre modèles électriques témoigne d’une évolution structurelle chez Dacia. En effet, ces derniers couvrent des segments variés puisqu’on retrouve une citadine, une berline compacte, un SUV et un break. La marque n’est plus seulement le choix de l’entrée de gamme : elle construit une offre cohérente qui est capable de répondre à une grande diversité de besoins professionnels.
Des véhicules électriques pensés pour maîtriser le coût total de possession
L’un des principaux freins à l’électrification des flottes d’entreprise est longtemps resté le différentiel de coût à l’acquisition par rapport aux véhicules thermiques. Même si ce n’est plus vraiment une réalité aujourd’hui, Dacia construit son positionnement en réponse à ce défi. En s’appuyant sur des plateformes partagées avec Renault et simplifiées pour réduire les coûts industriels, la marque est en mesure de proposer des prix catalogue sensiblement inférieurs à ceux de la concurrence.
Pour une entreprise qui gère plusieurs véhicules, l’écart de prix à l’achat se traduit directement sur les budgets de renouvellement de flotte. Et lorsque l’on intègre les aides encore disponibles, l’équation économique se renforce encore davantage.
Anticiper dès maintenant pour être prêt au moment des lancements
Les quatre modèles électriques Dacia s’échelonneront entre 2026 et 2029. C’est donc le bon moment pour intégrer ces véhicules aux réflexions stratégiques de renouvellement de flottes. Dès maintenant, il convient d’identifier les usages pour lesquels ces véhicules sont pertinents afin d’anticiper les besoins en oplaadinfrastructuur associés.
En effet, l’installation de bornes de recharge sur site doit être planifiée en amont, idéalement avant l’arrivée des premiers véhicules électriques dans la flotte. Un accompagnement global, de l’analyse des usages à l’installation des infrastructures, permet d’aborder ce changement avec méthode. Ainsi, vous maximisez le retour sur investissement de la transition.
Conclusie
Les prochaines années s’annoncent décisives pour la mobilité professionnelle électrique. Avec quatre nouveaux modèles accessibles, Dacia s’impose comme un acteur incontournable de cette transition. Pour les entreprises qui souhaitent agir dès maintenant, l’enjeu est moins de choisir le bon véhicule que de bâtir la bonne stratégie globale. Pour cela, il faut être accompagné par des experts capables de transformer cette transition en avantage compétitif durable.
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