Les malus écologiques : ce qui change en 2026
Les malus écologiques constituent les deux principaux outils fiscaux utilisés par l’État pour orienter les choix des entreprises vers des véhicules moins polluants. En 2026, ces dispositifs se durcissent encore, rendant l’acquisition de véhicules thermiques lourds et émetteurs toujours plus coûteuse.
Le malus au poids
Le malus au poids franchit un nouveau cap en 2026. En effet, son seuil de déclenchement baisse significativement. Désormais fixé à 1,5 tonne (contre 1,6 tonne en 2025), il concerne particulièrement les SUV et les crossovers qui constituent une part importante des flottes d’entreprise.
Le barème 2026 s’établit selon une progressivité accrue :
| Gewicht | Prijs per kilogram |
|---|---|
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1.500 - 1.699 kg
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10 € / kg
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1.700 - 1.799 kg
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15 € / kg
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1 800 - 1 899 kg
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20 € / kg
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1 900 - 1 999 kg
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25 € / kg
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≥ 2.000 kg
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30 € / kg
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Par ailleurs, une évolution majeure interviendra également au 1er juillet 2026. Elle concerne les véhicules électriques qui n’auront pas obtenu l’éco-score. Ces derniers devront eux aussi s’acquitter du malus au poids. Toutefois, un abattement de 600 kg leur sera appliqué. Cette mesure vise notamment à pénaliser les véhicules électriques importés qui ne respecteraient pas les critères environnementaux de production définis par le gouvernement français.
Le malus CO2
En 2026, le malus CO2 poursuit son inexorable durcissement. Il reflète la volonté gouvernementale d’accélérer la sortie du thermique. En 2026, son seuil de déclenchement est passé à 108 g/km de CO2 alors qu’il était à 113 g/km de CO2 en 2025.
Le barème devient également plus punitif dans ses tranches supérieures. Désormais, le plafond maximal est porté à 80 000 € pour les véhicules les plus émetteurs, soit 10 000€ de plus qu’en 2025. (contre 70 000 € en 2025). À ces niveaux de pénalité, l’équation économique du thermique devient de moins en moins soutenable.
Ontdek tout ce que les malus changent pour les entreprises en 2026.
La TUV et la TAI, kesako ?
Au-delà des malus, les entreprises doivent composer avec deux taxes récurrentes qui pèsent chaque année sur leur budget mobilité. Il s’agit de la Taxe sur l’Utilisation de Véhicules et de la Taxe Annuelle Incitative. Souvent méconnus du grand public, ces dispositifs fiscaux représentent pourtant des postes de dépense significatifs pour les flottes professionnelles.
La Taxe sur l'Utilisation de Véhicules (TUV)
La TUV est une taxe annuelle que doivent acquitter les entreprises possédant ou utilisant des véhicules de tourisme. Cette taxe se compose de deux volets distincts :
- Le premier volet est basé sur les émissions de CO2. En 2026, le barème prévoit un tarif marginal de 1 € pour une fraction d’émissions de 5 g/km. La facture s’envole rapidement pour les véhicules dépassant 166 g/km, où le tarif marginal atteint 65 € par tranche.
- Le second volet concerne les polluants atmosphériques. Il s’appuie sur l’ancienne classification Crit'Air. Les véhicules les plus polluants, notamment les diesels mis en circulation avant 2001, subissent une taxation majorée. Les véhicules propres, eux, bénéficient d’une exonération totale ou partielle.
Résultat : un thermisch voertuig standard peut générer une TUV annuelle de plusieurs centaines d’euros. Sur une flotte de 100 véhicules, cette taxe peut facilement représenter 50 000 à 100 000 € de dépenses annuelles. À l’inverse, les véhicules 100 % électriques sont totalement exonérés de TUV.
La Taxe Annuelle Incitative (TAI)
les flottes d’entreprise. Entrée en vigueur le 1er mars 2025, elle cible les entreprises disposant de flottes de plus de 100 véhicules pour lesquelles elle impose des quotas de véhicules à faibles émissions.
Le principe est simple : chaque année, un pourcentage minimal de la flotte doit être composé de véhicules à faibles émissions. Parmi eux, on compte les hybrides rechargeables émettant moins de 50 g/km de CO2 et les véhicules 100% électriques. En 2026, le pourcentage est passé à 18 % contre 15 % en 2025. Cette progression va certainement se poursuivre les années suivantes pour des objectifs toujours plus ambitieux.
En cas de non-respect du quota, les sanctions sont lourdes. Chaque véhicule manquant pour atteindre l’objectif de 18 % coûte désormais 4 000 €. C’est le double par rapport au tarif appliqué en 2025.
Cette escalade des pénalités ne laisse aucune ambiguïté : les grandes flottes n’ont d’autre choix que d’accélérer drastiquement leur conversion à l’électrique.
L'impact financier global sur les flottes professionnelles
Au-delà des taxes individuelles, c’est leur effet cumulatif qui pèse réellement sur les budgets. À termes, cela peut avoir un véritable impact sur les flottes professionnelles.
Le cumul des taxes et des malus
Au final, il faut donc compter le malus CO2 ainsi que le malus au poids. À cela, s’ajoute chaque année la Taxe sur l’Utilisation de Véhicules. Lorsque l’on multiplie ce montant par le nombre de véhicules thermiques d’une flotte, la charge financière devient considérable.
À cela s’ajoute, pour les flottes de plus de 100 véhicules, le risque de pénalités au titre de la Taxe Annuelle Incitative. Un grand groupe qui posséderait 300 véhicules sans attendre les 18 % de véhicules à faible émission devra débourser plusieurs centaines de milliers d’euros de pénalités annuelles.
L’augmentation des carburants
La fiscalité ne s’arrête pas aux taxes sur les véhicules eux-mêmes. En 2026, le prix des carburants à la pompe a augmenté de 4 à 6 centimes par litre dès le 1er janvier. Cette augmentation est en partie dûe à l’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).
Toutefois, fin novembre 2025, le Sénat a confirmé le vote de l’Assemblée nationale contre la hausse de la fiscalité sur le Superéthanol-E85. Ce biocarburant conserve donc son attractivité tarifaire pour le moment.
Coût du thermique vs coût de l’électrique
Face à ces surcoûts cumulés, la comparaison avec le véhicule électrique devient implacable. En effet, un véhicule électrique professionnel :
- N’a aucun malus à l’achat (du moins jusqu’au 1er juillet pour ceux sans éco-score)
- Aucune TUV annuelle (exonération totale)
- Un coût énergétique très inférieur par rapport au thermique (le prix de la recharge vs le prix du carburant)
- Des coûts d’entretien réduits (pas de vidange, moins de pièces d’usure)
- Une contribution positive au quota de la TAI pour les flottes de plus de 100 véhicules
Le différentiel de totale eigendomskosten (TCO) entre un véhicule thermique et son équivalent électrique peut atteindre une différence extrêmement importante à moyen et long terme. Cette réalité économique, combinée à la pression réglementaire, transforme l’électrification en impératif de compétitivité pour toute entreprise soucieuse de maîtriser ses coûts de mobilité.
Les solutions pour optimiser sa fiscalité automobile
Face à cette intensification de la pression fiscale, plusieurs leviers existent. Ils transforment ces contraintes en opportunité pour optimiser durablement les coûts liés à la mobilité professionnelle.
L’accélération de l'électrification
La solution la plus évidente, et, de loin, la plus efficace, consiste à accélérer l’électrification de la flotte. Chaque véhicule thermique remplacé par un modèle électrique génère des économies immédiates et récurrentes :
- Suppression des malus à l’achat
- Exonération de TUV pendant toute la durée de détention
- Contribution au quota TAI
- Réduction drastique des coûts énergétiques et d’entretien
L’électrification n’est plus une démarche réservée aux entreprises militantes du développement durable. C’est devenu un choix économique rationnel, soutenu par une offre de véhicules électriques professionnels de plus en plus large et adaptée à tous les usages. De la citadine aux berlines et SUV en passant par les utilitaires, l’offre n’a jamais été aussi large.
La stratégie de renouvellement de flotte
Plutôt que de subir la fiscalité, on adopte une approche proactive en revoyant la politique de renouvellement. Plusieurs axes stratégiques méritent d’être explorés :
- Anticiper les renouvellements
Il s’agit d’éviter de garder les véhicules thermiques jusqu’à la fin de leur cycle de vie comptable. Avec l’alourdissement des taxes, conserver ce type de véhicule sur plusieurs années peut coûter plus cher que de le remplacer prématurément par un modèle électrique. - Privilégier les véhicules légers
Si l’activité professionnelle le permet, il vaut mieux opter pour des modèles plus compacts. En effet, ces derniers échappent au malus au poids tout en offrant des émissions de CO2 réduites. - Adapter la car policy
Par exemple, en intégrant davantage de modèles électriques dans les catégories éligibles. - Envisager des solutions alternatives
Pour certains usages spécifiques, le véhicule en pleine propriété n’est peut-être plus la solution optimale. La location longue durée (LLD), l’autopartage professionnel ou les solutions de mobilité partagée peuvent offrir une forme de flexibilité.
Investeren in oplaadinfrastructuur
L’électrification d’une flotte ne se résume pas à l’achat de véhicules électriques. Pour maximiser les bénéfices économiques et opérationnels, il est indispensable de déployer a oplaadinfrastructuur adaptée. Cette dernière peut se trouver directement sur le(s) site(s) d’entreprise. Cette solution offre plusieurs avantages dont, notamment, l’optimisation des coûts énergétiques avec des tarifs professionnels négociés.
Les bornes de recharge peuvent aussi être installées à domicile. Pour les véhicules de fonction, l’installation d’une borne de recharge au domicile des collaborateurs constitue un réel avantage. Les dispositifs fiscaux actuels permettent aux entreprises de prendre en charge tout ou partie de cette installation, avec remboursement des frais d’électricité selon un forfait ou au réel.
L’investissement dans les infrastructures de recharge permet de maximiser l’utilisation des véhicules électriques en levant le principal frein psychologique à leur adoption : l’autonomie et la disponibilité de la recharge.
Anticipation et planification budgétaire
L’optimisation fiscale passe aussi par une meilleure anticipation. Les évolutions réglementaires sont désormais connues plusieurs années à l’avance. Les entreprises peuvent ainsi planifier plus sereinement leur transition.
En établissant un plan de verdissement pluriannuel, elles définissent des objectifs clairs d’électrification sur 3 à 5 ans. Par ailleurs, simuler les scénarios fiscaux en utilisant des outils de simulation permet de mesurer précisément les économies réalisables. Ces simulations doivent intégrer tous les postes de coûts : acquisition, taxes, énergie, entretien, assurance, valeur résiduelle, etc.
Enfin, les dispositifs d’aides peuvent alléger l’investissement initial. Même si certains d’entre eux ont été réduits ces dernières années, d’autres subsistent selon les régions et les secteurs d’activité.
Être bien accompagné : l'expertise Beev
La transformation d’une wagenpark représente un projet complexe qui mobilise de nombreuses compétences. Elles englobent, à minima, l’analyse des usages, la sélection de véhicules, le dimensionnement des infrastructures de recharge, la négociation avec les fournisseurs, la formation des collaborateurs et le pilotage budgétaire.
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- Un suivi dans la durée
Face à la complexité croissante de la fiscalité automobile et aux enjeux de la transition énergétique, faire appel à un spécialiste n’est plus un luxe mais une nécessité pour les entreprises qui veulent maîtriser leurs coûts.
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En somme, il transforme la complexité de la gestion d’une flotte électrique en un pilotage simple et intuitif. Dans cet article, nous expliquons plus en détail en quoi notre logiciel de gestion de flotte vous permet de gérer en toute simplicité.
Conclusie
L’année 2026 marque un tournant décisif dans la fiscalité des flottes automobiles. Les malus et taxes pénalisent désormais massivement le thermique. De fait, elles rendent l’électrification non seulement vertueuse sur le plan environnemental, mais aussi sur le plan économique. Les entreprises qui sauront anticiper cette transition et s’équiper rapidement d’une infrastructure de recharge adaptée prendront une longueur d’avance sur leurs concurrents. Demandez votre audit de flotte gratuit dès maintenant et découvrez combien vous pourriez économiser en passant à l’électrique.