Aides à l’électrique : Bruxelles veut 70 % de composants européens

Aides à l’électrique Bruxelles veut 70 % de composants européens

La transition vers la mobilité électrique s’accélère en Europe, portée par les objectifs climatiques de l’Union européenne et par les investissements massifs des constructeurs automobiles. Mais cette transformation technologique s’accompagne également d’un enjeu industriel majeur : maintenir une base de production solide sur le continent face à une concurrence internationale de plus en plus intense. 

 

La Commission européenne réfléchit ainsi à une nouvelle règle qui pourrait conditionner certaines aides publiques et incitations fiscales à un niveau minimal de production locale dans les véhicules électriques. L’idée serait d’exiger que les modèles souhaitant bénéficier de ces dispositifs intègrent au moins 70 % de composants produits en Europe, hors batterie, tout en imposant un assemblage du véhicule dans l’Union européenne. Selon un projet actuellement discuté à Bruxelles, cette mesure pourrait être intégrée à l’Industrial Accelerator Act, dont la présentation par la Commission européenne, initialement envisagée fin février, est désormais attendue le 4 mars 2026 après un report d’une semaine. L’objectif serait de soutenir l’industrie automobile européenne tout en favorisant la relocalisation de certaines chaînes d’approvisionnement.

 

Cette règle pourrait modifier l’équilibre du marché automobile européen. Les constructeurs devraient adapter leurs stratégies industrielles, tandis que les gestionnaires de flottes d’entreprise pourraient voir évoluer l’accès aux aides publiques et aux dispositifs de soutien à l’électrification. Dans un marché où les entreprises représentent une part importante des immatriculations, environ 60 % des ventes de voitures neuves en Europe, ces évolutions réglementaires pourraient influencer directement les politiques d’achat et les stratégies de transition vers les véhicules électriques

Table des matières

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Autonomie (WLTP) : 555 km

Accélération (0 à 100 km/h): 3.9 sec

Charge rapide (de 20 à 80%) : 28 min

Alpine A390 GT

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Autonomie (WLTP) : 555 km

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Pourquoi l’UE veut imposer un contenu local dans les voitures électriques

Green deal Union Européenne

L’initiative envisagée par Bruxelles s’inscrit dans un contexte de transformation profonde de l’industrie automobile mondiale. L’électrification des véhicules modifie les chaînes de valeur traditionnelles et redéfinit les équilibres industriels entre les grandes régions du monde. Pour l’Union européenne, l’enjeu est désormais de réussir la transition énergétique tout en préservant sa compétitivité industrielle.

 

Le secteur automobile constitue l’un des piliers de l’économie européenne. Selon les données de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), l’industrie automobile représente plus de 13 millions d’emplois en Europe, soit environ 7 % de l’emploi total dans l’Union. Elle joue également un rôle clé dans l’activité industrielle et dans les exportations de nombreux États membres.

Cependant, la transition vers les véhicules électriques bouleverse ce paysage. Contrairement aux voitures thermiques, dont la production repose sur une expertise historique des constructeurs européens, les véhicules électriques s’appuient sur des technologies et des composants souvent produits hors du continent. Les batteries, les semi-conducteurs ou certaines pièces électroniques proviennent majoritairement d’Asie, ce qui crée une dépendance stratégique pour l’industrie européenne.

Parallèlement, les constructeurs chinois gagnent rapidement du terrain sur le marché européen des voitures électriques. Grâce à des coûts de production compétitifs et à une forte maîtrise des technologies de batteries, plusieurs marques chinoises lancent des véhicules électriques à des prix particulièrement attractifs. Des modèles proposés par des groupes comme BYD, SAIC ou Geely se positionnent désormais sur de nombreux segments du marché.

Face à cette concurrence croissante, les institutions européennes cherchent à soutenir la production locale. La Commission européenne travaille déjà sur plusieurs initiatives industrielles visant à renforcer l’autonomie stratégique du continent dans les technologies clés, notamment les batteries ou les semi-conducteurs. La mise en place d’un seuil de contenu local dans les véhicules électriques s’inscrirait dans cette stratégie plus large.

L’objectif serait d’encourager les constructeurs à produire davantage en Europe et à s’appuyer sur un réseau de fournisseurs locaux. En conditionnant certaines aides publiques à l’origine des composants, Bruxelles favorise l’investissement industriel sur le continent et préserve les emplois dans la filière automobile.

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Comment fonctionnerait la règle des 70 % de contenu local

La règle envisagée par la Commission européenne reposerait sur plusieurs critères permettant de déterminer si un véhicule électrique peut bénéficier d’aides publiques ou d’incitations fiscales. Le principe serait de privilégier les modèles dont la production repose majoritairement sur des composants fabriqués en Europe.

Assemblage obligatoire dans l’Union européenne

Le premier critère concernerait l’assemblage final du véhicule. Pour pouvoir accéder aux dispositifs publics, les voitures électriques devraient être produites dans une usine située au sein de l’Union européenne. Cette exigence viserait à garantir que la fabrication du véhicule génère une activité industrielle sur le territoire européen.

De nombreux constructeurs disposent déjà de sites de production sur le continent. Plusieurs modèles électriques populaires sont ainsi assemblés en Allemagne, en France, en Espagne ou encore en Slovaquie. Dans ces cas, les constructeurs pourraient plus facilement répondre à ce premier critère.

En revanche, les véhicules importés depuis d’autres régions du monde pourraient se retrouver exclus de certains dispositifs publics s’ils ne sont pas produits localement. Cela pourrait notamment concerner certains modèles fabriqués en Chine ou dans d’autres pays asiatiques.

70 % de composants européens (hors batterie)

Le deuxième critère serait plus technique. Il consisterait à exiger qu’au moins 70 % de la valeur des composants du véhicule provienne d’entreprises situées en Europe, à l’exception de la batterie. Le calcul serait basé sur la valeur des composants et non sur leur nombre, ce qui signifie que les pièces représentant la plus grande part du coût du véhicule pèseraient davantage dans l’évaluation du contenu local. Cette dernière pourrait être exclue du calcul en raison de la dépendance actuelle du continent à l’égard des fabricants asiatiques.

L’objectif serait de soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur automobile européenne, y compris les équipementiers et les fournisseurs de composants. En favorisant l’utilisation des pièces produites localement, la Commission européenne espère renforcer l’écosystème industriel du secteur.

Cependant, la mise en œuvre de cette règle pourrait s’avérer complexe. Les véhicules modernes intègrent des milliers de composants provenant de différents fournisseurs, souvent répartis dans plusieurs pays. Calculer précisément la part de contenu local d’un véhicule nécessiterait donc un suivi détaillé des chaînes d’approvisionnement.

Des aides publiques et marchés publics concernés

La règle envisagée ne viserait pas à interdire la vente de véhicules importés sur le marché européen. Elle concernerait principalement l’accès aux dispositifs publics destinés à encourager l’achat de véhicules électriques.

Plusieurs types d’aides pourraient être concernés, notamment les incitations fiscales, certaines subventions nationales ou les dispositifs de soutien à la transition énergétique. Les marchés publics pourraient également entrer dans le périmètre de cette règle, en particulier pour les achats de véhicules par les administrations ou les collectivités.

Dans ce contexte, les flottes publiques pourraient être directement impactées. Les organismes publics pourraient être incités à privilégier des véhicules respectant les critères de contenu local afin de bénéficier des dispositifs de soutien.

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Une mesure qui s’inscrit dans la politique industrielle européenne

La réflexion autour du contenu local dans les véhicules électriques s’inscrit dans une stratégie industrielle plus large visant à renforcer l’autonomie économique de l’Union européenne.

Réduire la dépendance aux chaînes d’approvisionnement asiatiques

La pandémie de COVID-19 et les tensions géopolitiques ont mis en évidence la fragilité de certaines chaînes d’approvisionnement mondiales. Dans plusieurs secteurs technologiques, l’Europe dépend fortement de fournisseurs situés en Asie.

L’électrification de l’automobile accentue cette dépendance, notamment pour les batteries et les composants électroniques. Afin de sécuriser l’accès à ces technologies, l’Union européenne encourage le développement d’une production locale.
Plusieurs projets d’usines de batteries ont ainsi été lancés sur le continent, soutenus par des programmes européens et nationaux. L’objectif est de créer une véritable filière industrielle capable de répondre à la demande croissante de véhicules électriques.

Soutenir les équipementiers et constructeurs européens

La transformation de l’industrie automobile représente également un défi pour les équipementiers européens. De nombreuses entreprises spécialisées dans les moteurs thermiques doivent adapter leurs activités aux technologies électriques.

En favorisant l’utilisation de composants produits en Europe, la règle de contenu local pourrait contribuer à soutenir ces entreprises et à préserver les emplois dans la filière. L’industrie automobile reste en effet un secteur clé pour l’économie de nombreux États membres.

Répondre à la montée des véhicules électriques chinois

La progression rapide des constructeurs chinois constitue un autre facteur important dans la réflexion menée par Bruxelles. Selon les analyses du marché automobile, les véhicules électriques produits en Chine gagnent progressivement des parts de marché en Europe.

Cette situation suscite des inquiétudes chez certains acteurs industriels européens, qui redoutent une concurrence accrue dans un secteur déjà en pleine transformation. En introduisant un seuil de contenu local, l’Union européenne pourrait chercher à rééquilibrer la compétition tout en continuant à accueillir des investissements étrangers sur son territoire.

Quels modèles pourraient être concernés

Les modèles assemblés dans des usines européennes pourraient bénéficier d’un avantage important. Les constructeurs qui produisent déjà une grande partie de leurs véhicules sur le continent pourraient plus facilement répondre aux critères de contenu local.

Cette situation pourrait renforcer la compétitivité de certains modèles fabriqués en Europe, notamment dans les segments les plus populaires du marché.

Les modèles importés potentiellement pénalisés

À l’inverse, les véhicules importés depuis l’extérieur de l’Union européenne pourraient rencontrer davantage de difficultés pour atteindre le seuil de contenu local exigé. Les modèles produits en Asie ou dans d’autres régions pourraient perdre l’accès à certaines aides publiques.

Cela ne signifierait pas nécessairement leur disparition du marché européen, mais leur positionnement tarifaire pourrait être affecté si les acheteurs ne peuvent plus bénéficier de certains dispositifs de soutien.

L’incertitude liée aux chaînes d’approvisionnement


Il reste néanmoins difficile d’identifier précisément quels modèles seraient concernés. Les constructeurs ne publient pas toujours des informations détaillées sur l’origine des composants utilisés dans leurs véhicules.

La complexité des chaînes d’approvisionnement automobiles rend également l’analyse délicate. Un même modèle peut intégrer des pièces provenant de plusieurs continents, ce qui complique l’évaluation de la part de contenu local.

Quel impact pour les flottes automobiles

Les entreprises et les gestionnaires de flottes représentent une part importante des immatriculations de véhicules neufs en Europe. Les évolutions réglementaires liées aux aides publiques peuvent donc influencer directement leurs stratégies d’achat.

Pourquoi les flottes sont un levier : elles pèsent autour de 60% des ventes de voitures neuves dans l’UE (et jusqu’à 90 % des utilitaires), ce qui fait des politiques B2B un outil majeur pour orienter la demande.

Les acteurs de la location longue durée (LLD) et du leasing suivent de près les discussions autour du contenu local. Le modèle économique de ces solutions repose en grande partie sur la valeur résiduelle des véhicules, c’est-à-dire leur valeur estimée sur le marché de l’occasion après plusieurs années d’utilisation. Si l’accès à certaines aides publiques ou dispositifs fiscaux dépendait à l’avenir du contenu local des véhicules, cela pourrait influencer la demande pour certains modèles et, à terme, leur valeur de revente. Les loueurs et gestionnaires de flotte pourraient donc être amenés à intégrer ce nouveau paramètre dans leurs analyses de coût total de détention (TCO) et dans la sélection des véhicules proposés aux entreprises.

Des catalogues de véhicules potentiellement réduits


Si certains modèles perdaient l’accès aux dispositifs publics, les entreprises pourraient être incitées à privilégier des véhicules répondant aux critères de contenu local. Les catalogues proposés par les loueurs longue durée pourraient évoluer en conséquence.

Dans certains cas, cela pourrait limiter le choix de véhicules disponibles pour les entreprises, notamment dans certains segments du marché électrique.

Un impact possible sur le coût total de détention (TCO)

Le coût total de détention constitue un élément central dans les décisions d’achat des flottes. Les incitations fiscales et les aides publiques jouent souvent un rôle déterminant dans le calcul économique des véhicules électriques.

Si l’accès à ces dispositifs dépendait du contenu local des véhicules, les entreprises devraient intégrer ce facteur dans leurs analyses financières.

Les loueurs longue durée attentifs aux futures règles

Les loueurs et sociétés de leasing surveillent également ces évolutions réglementaires. Ces acteurs jouent un rôle clé dans l’électrification des flottes, en proposant des solutions de financement adaptées aux entreprises.

Toute modification des règles d’accès aux aides publiques pourrait influencer leurs offres et la composition de leurs catalogues de véhicules électriques.

Comment les entreprises peuvent anticiper ces nouvelles règles

Même si la règle européenne sur le contenu local n’est pas encore adoptée, les entreprises ont intérêt à suivre de près ces évolutions réglementaires. Les politiques publiques liées à l’électrification évoluent rapidement et peuvent influencer les stratégies d’investissement dans les flottes automobiles.

L’un des premiers leviers consiste à surveiller l’origine industrielle des véhicules électriques. Les modèles assemblés en Europe ou reposant sur une chaîne d’approvisionnement largement européenne pourraient être mieux positionnés si des règles de contenu local venaient à être mises en place.

Les entreprises doivent également rester attentives à l’évolution des aides publiques et des dispositifs fiscaux. Les dispositifs de soutien à la mobilité électrique varient selon les pays et peuvent évoluer au fil des décisions européennes.

Dans ce contexte, de nombreuses organisations choisissent de s’appuyer sur des partenaires spécialisés dans l’électrification des flottes. Des acteurs comme Beev accompagnent les entreprises dans la sélection des véhicules électriques, l’analyse du coût total de détention et la mise en place des infrastructures de recharge nécessaires à leur flotte.

Vers un « Buy European Act » dans l’automobile ?

La réflexion autour du contenu local dans les véhicules électriques reflète une tendance large dans les politiques industrielles internationales. De plus en plus de régions cherchent à renforcer leur autonomie stratégique dans les secteurs technologiques clés.
La règle des 70 % pourrait constituer une étape importante dans la stratégie industrielle européenne. En encourageant la production locale et en soutenant les fournisseurs européens, elle contribuerait à structurer un écosystème capable de rivaliser avec les grandes puissances automobiles mondiales.

Pour les entreprises et les gestionnaires de flottes, ces évolutions devront être suivies avec attention. Les décisions politiques prises à Bruxelles pourraient influencer les choix de véhicules, les stratégies d’électrification et les modèles économiques de la mobilité d’entreprise dans les années à venir.
La transition vers la mobilité électrique ne se limite pas à une transformation technologique. Elle s’inscrit également dans un enjeu industriel et stratégique majeur pour l’avenir de l’économie européenne.

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Estelle Eustache-Clément

Je partage mes articles avec l’envie de rendre la transition vers l’électrique plus claire, accessible et motivante. Mon objectif : vous accompagner pour comprendre les enjeux, découvrir les solutions et imaginer ensemble un avenir plus durable.

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