BYD repousse les limites de la technologie des batteries
Le constructeur chinois multiplie les recherches pour dépasser les limites actuelles des accumulateurs. Ces innovations portent à la fois sur la durée de vie des batteries et les matériaux utilisés pour leur fabrication.
Des batteries solides à 10 000 cycles : qu'est-ce que cela signifie ?
BYD travaille actuellement sur une technologie de batteries solides avec une durée de vie annoncée à 10 000 cycles de charge. Pour bien comprendre ce que représente ce chiffre, il faut le comparer aux standards actuels.
Aujourd’hui, la moyenne des batteries actuelles tourne plutôt autour de 1 500 à 2 000 cycles selon les conditions d’utilisation. Atteindre les 10 000 cycles permettrait donc de multiplier par cinq la durée de vie des batteries.
Pour rappel, un cycle correspond à une décharge complète puis une recharge complète de la battery. Si l’on considère qu’un véhicule électrique professionnel effectue en moyenne 200 cycles par an en usage intensif, une batterie actuelle atteindrait sa fin de vie après une dizaine d’années environ. Avec la nouvelle technologie développée par BYD, cette même batterie pourrait durer 50 ans dans les mêmes conditions .
Sur le plan technique, BYD mise sur des électrolytes solides à base de sulfure. Cette solution est prometteuse pour améliorer la conductivité ionique et donc, les performances de charge. Le principal défi des batteries solides reste la vitesse de transfert des ions, aujourd’hui inférieure à celle des batteries à électrolyte liquide.
Pour les gestionnaires de flottes, cela signifierait des véhicules avec une batterie qui conserverait ses performances bien au-delà de la période d’amortissement comptable habituelle. De fait, cela réduirait le risque de dépréciation lié à la dégradation de la batterie.
L'alternative sodium-ion : moins de lithium, plus d'économies
En parallèle de ses recherches sur les batteries solides, BYD développe une plateforme sodium-ion de nouvelle génération. Cette technologie alternative vise à réduire la dépendance au lithium. En effet, c’est un matériau dont les cours peuvent fluctuer fortement et dont l’extraction pose des questions environnementales.
Les batteries sodium-ion présentent plusieurs avantages pour une exploitation en flotte. D’abord, le sodium est un élément beaucoup plus abondant et moins coûteux que le lithium. Ensuite, cette nouvelle plateforme sera également capable d’atteindre un nombre très élevé de cycles. Nous l’avons vu, cela garantirait une longévité comparable aux batteries lithium-ion de dernière génération.
Cependant, le calendrier de commercialisation reste encore indicatif. Selon les informations disponibles, une production en petite série pourrait débuter autour de 2027. Elle se fera probablement sur des modèles de démonstration. Mais pour les entreprises, cette diversification technologique est une excellente nouvelle car elle annonce une baisse future des coûts de production. De plus, elle entraînera une meilleure sécurité d’approvisionnement face aux tensions géopolitiques sur les matières premières stratégiques.
La recharge ultra-rapide devient réalité
Au-delà des progrès sur les batteries elles-mêmes, BYD travaille également sur les infrastructures de recharge. Son objectif est de réduire encore davantage les temps d’immobilisation des véhicules lors des recharges.
2 100 kW : le standard de demain ?
BYD développerait un nouveau chargeur surpuissant de 2 100 kW. Mais l’information reste à confirmer car elle provient pour l’instant de documents techniques et de photos diffusées sur les réseaux sociaux chinois. Si cela s’avérait être vrai, ce serait un bond technologique sans précédent.
Pour mettre ce chiffre en perspective, rappelons que la première génération de chargeurs développés par BYD promettait déjà 400 km d’autonomy récupérés en moins de 10 minutes. Ce nouveau système serait donc deux fois plus puissant car il pourrait théoriquement diviser ce temps par deux.
Bien sûr, une telle puissance soulève des défis techniques considérables. Plusieurs obstacles devront être levés, en particulier la compatibilité des véhicules actuels et futurs avec de telles puissances. On peut aussi s’interroger sur la gestion thermique des batteries pendant la charge pour éviter leur dégradation et surtout, le coût d’installation de telles infrastructures. En effet, ces dernières nécessiteraient des raccordements électriques probablement très puissants.
Néanmoins, même si ces chargeurs de 2 100 kW ne deviennent pas la norme à court terme, ils témoignent d’une dynamique d’innovation continue. Et cette dernière bénéficiera, par effet de cascade, à l’ensemble du marché sur le long terme.
L'impact pour les flottes d'entreprise
Pour les gestionnaires de flottes professionnelles, ces avancées en matière de recharge rapide ont des implications opérationnelles directes. Actuellement, le temps de recharge est l’un des freins psychologiques les plus importants à l’électrification, comme en témoigne Solal Botbol dans son interview pour SmartCharge. Pourtant, cette inquiétude est de plus en plus infondée puisque, dans la pratique, la plupart des véhicules de flotte se rechargent la nuit sur site.
Aujourd’hui, de nouveaux cas d’usage sont déjà possibles avec l’installation de bornes de recharges ultra-rapides. Les véhicules qui effectuent plusieurs tournées par jour ou qui parcourent de longues distances peuvent bénéficier de pauses recharge de quelques minutes seulement. Cela change radicalement l’équation d’exploitation.
De plus, même pour les flottes dont l’usage ne nécessite pas de recharge en journée, disposer de bornes ultra-rapides sur site offre une flexibilité précieuse en cas d’imprévu. S’il y a un départ urgent par exemple, un véhicule qui n’a pas pu être rechargé la nuit peut récupérer rapidement de l’autonomie entre deux missions.
L’amélioration continue des infrastructures de recharge publiques réduit aussi l’anxiété liée à l’autonomie. Elle facilite l’utilisation et la recharge des véhicules électriques au sein des équipes, surtout quand les collaborateurs sont équipés d’une carte de recharge universelle.
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Ce que ces innovations changent concrètement pour votre entreprise
Au-delà de la dimension technologique, ces avancées ont des répercussions très tangibles sur la gestion quotidienne et financière d’une flotte d’entreprise. Décryptons les impacts concrets.
Un TCO qui s'améliore encore
Le Total Cost of Ownership (TCO) est l’indicateur clé pour évaluer la rentabilité d’une flotte de véhicules. Il prend en compte l’ensemble des coûts sur la durée de vie du véhicule. Ainsi, l’achat ou le leasing, l’entretien, le carburant ou l’électricité et l’assurance sont autant de critères à prendre en compte.
Avec des batteries capables de durer 10 000 cycles, l’équation économique pourrait devenir encore plus favorable à l’électrique. Une durée de vie prolongée signifie un amortissement qui peut s’étaler sur une période plus longue ou même des véhicules qui conservent une valeur plus élevée en fin de contrat de leasing. Pour une entreprise qui renouvelle régulièrement sa flotte, cela représente une économie substantielle.
De plus, la crainte d’un remplacement de la batterie devient pratiquement nulle. Avec 10 000 cycles, une batterie survivra largement au véhicule lui-même, éliminant ce poste de dépense potentiel des calculs de TCO.
Enfin, la diversification vers des technologies moins dépendantes du lithium laisse présager une baisse des coûts de production des batteries. Cette tendance devrait aussi se traduire par des prix d’achat plus compétitifs dans les années à venir. Ce dernier point renforce encore plus l’avantage économique de l’électrique face aux motorisations thermiques.
Une exploitation opérationnelle simplifiée
Les innovations annoncées par BYD pourront réduire la complexité opérationnelle d’une flotte comme la gestion de l’autonomie, l’organisation des recharges ou la planification des tournées. Des batteries plus durables signifient moins de dégradation des performances au fil du temps. Cette prévisibilité simplifie la gestion de flotte et évite les mauvaises surprises. Ceci étant, les outils de gestion de flotte comme le fleet manager of Beev simplifient déjà l’opérationnel.
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Les temps de recharge ultra-rapides, quant à eux, permettent d’envisager des modèles d’exploitation plus flexibles. Les véhicules ne sont pas immobilisés plusieurs heures pour une recharge complète puisqu’une courte pause suffit à récupérer l’autonomie nécessaire. Pour les flottes de véhicules partagés, c’est un gain de productivité considérable.
Enfin, la multiplication des infrastructures de recharge publiques combinée à l’amélioration de leurs performances réduit la dépendance à l’recharging infrastructure interne. Les conducteurs gagnent en autonomie et en flexibilité, tout en réduisant la pression sur les installations de l’entreprise.
Une trajectoire technologique rassurante
L’innovation continue est clairement un gage de pérennité. Chaque nouvelle génération de batteries bénéficie des avancées précédentes et s’inscrit dans une logique d’amélioration progressive. Les véhicules électriques actuels ne deviendront pas obsolètes du jour au lendemain : ils continueront de rouler et d’offrir leurs avantages économiques et environnementaux pendant de nombreuses années.
De plus, la Chine et ses industriels ont défini une feuille de route commune lors d’un récent sommet consacré aux batteries solides à Pékin. Cette stratégie coordonnée assure une évolution prévisible du marché, avec une standardisation progressive des technologies et des infrastructures. Pour les gestionnaires de flottes, cela signifie une meilleure visibilité sur les investissements à moyen terme.
Enfin, l’écosystème de recharge évolue lui aussi rapidement. Les infrastructures sont de plus en plus performantes. Investir aujourd’hui dans l’électrique, c’est s’assurer de pouvoir bénéficier demain de ces améliorations sans avoir à remplacer l’ensemble de sa flotte.
Pourquoi électrifier sa flotte maintenant est plus judicieux qu'attendre
Face à ces annonces d’innovations futures, la tentation pourrait être d’attendre que ces technologies soient commercialisées avant de passer à l’électrique. Pourtant, plusieurs arguments plaident en faveur d’une électrification dès aujourd’hui.
Les véhicules actuels sont déjà très performants
Il est essentiel de rappeler que les véhicules électriques disponibles aujourd’hui sur le marché sont déjà très matures. De plus, ils sont parfaitement adaptés à la majorité des usages professionnels. Les autonomies réelles dépassent régulièrement les 300 à 400 km et les temps de recharge sur bornes rapides permettent de récupérer 80% de batterie en 30 à 45 minutes. De plus, la fiabilité mécanique surpasse largement celle des véhicules thermiques.
Chez Beev, nous proposons une wide range of electric vehicles adaptés aux besoins des entreprises. Des 100% electric vans aux derniers SUV, chaque modèle est sélectionné pour sa pertinence en usage professionnel.
Les technologies actuelles sont donc amplement suffisantes pour répondre aux besoins quotidiens d’une flotte d’entreprise. Attendre les batteries de demain, c’est se priver des avantages économiques et opérationnels de l’électrique aujourd’hui. Et ce, sans bénéfice réel à court terme.
De plus, les innovations futures ne rendront pas obsolètes les véhicules actuels. Un véhicule électrique acheté en 2025 offrira les mêmes performances en 2030, quand bien même de nouveaux modèles plus performants seraient disponibles. À l’inverse, un thermal vehicle acheté aujourd’hui verra sa valeur de revente s’effondrer à mesure que le marché basculera vers l’électrique. Cette bascule est devenue une réalité pour 64% des entreprises, notamment à cause de la LOM Act.
Les pertes financières potentielles
Attendre pour électrifier sa flotte n’est pas une décision neutre financièrement. Chaque mois qui passe représente des dépenses en carburant, en entretien et en maintenance qui auraient pu être évitées avec des véhicules électriques. Pour rappel, un véhicule électrique nécessite jusqu’à 30 à 40% d’entretien en moins qu’un véhicule thermique. Sur la durée de vie du véhicule, cette différence peut vite faire une différence sur le TCO.
Par ailleurs, le contexte réglementaire évolue rapidement. Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) se sont multipliées dans les grandes agglomérations françaises et les critères d’accès se durcissent progressivement. Attendre, c’est risquer de se retrouver en situation de non-conformité réglementaire et de voir ses véhicules interdits de circulation dans certaines zones.
Enfin, les aides publiques pour les professionnels se réduisent mais existent encore à l’heure actuelle. Électrifier maintenant permet de bénéficier pleinement de ces incitations financières.
Une transition progressive possible
L’un des grands avantages de l’électrification d’une flotte est qu’elle peut se faire progressivement, sans basculement brutal. Il n’est pas nécessaire de remplacer l’intégralité de ses véhicules du jour au lendemain. Une approche par étapes permet de tester, d’apprendre, et d’optimiser sa stratégie au fur et à mesure.
Chez Beev, nous accompagnons les entreprises dans cette transition avec une approche sur mesure. Nous commençons par analyser les usages réels de chaque véhicule pour identifier ceux qui peuvent basculer immédiatement à l’électrique sans aucune contrainte opérationnelle.
Cette approche progressive présente plusieurs avantages. D’abord, elle permet aux équipes de s’habituer progressivement aux véhicules électriques et de lever les éventuelles inquiétudes par l’expérience concrète. Ensuite, elle permet d’ajuster l’infrastructure de recharge en fonction des besoins réels plutôt que d’investir massivement dès le départ. Enfin, elle étale l’investissement dans le temps, facilitant son intégration dans les budgets annuels.
Beev propose également un accompagnement complet sur la question des infrastructures de recharge. Nous analysons les besoins, dimensionnons l’installation nécessaire, sélectionnons les bornes adaptées, et coordonnons leur installation. Surtout, nous concevons des solutions évolutives : les bornes installées aujourd’hui pourront accueillir les véhicules plus performants de demain, grâce à des équipements compatibles avec les standards actuels et futurs.
Conclusion
Les annonces de BYD sur les batteries solides à 10 000 cycles, les alternatives sodium-ion et les chargeurs ultra-rapides confirment une tendance de fond. La technologie des batteries progresse à un rythme soutenu. Ces innovations s’inscrivent dans une stratégie industrielle coordonnée au niveau international avec des investissements massifs.
Pour les gestionnaires de flottes et les décideurs d’entreprise, le message est clair : investir dans l’électrique aujourd’hui, c’est faire le choix de la rationalité économique et de l’anticipation. Les véhicules actuels sont déjà performants, fiables et rentables. Les innovations futures ne rendront pas obsolètes les véhicules d’aujourd’hui mais renforceront simplement l’écosystème dans lequel ils évoluent.
Attendre hypothétiquement des technologies futures, c’est se priver dès maintenant des économies substantielles qu’offre l’électrique.
Chez Beev, nous accompagnons les entreprises dans cette transition énergétique avec pragmatisme et expertise. Notre rôle est de vous aider à identifier les opportunités d’électrification, de dimensionner vos besoins en infrastructure de recharge, et de vous accompagner à chaque étape de votre transition.