Ce que change réellement le bonus écologique 2026

L’augmentation du bonus ne constitue pas un simple “coup de pouce” aux particuliers : elle s’inscrit dans une stratégie industrielle et européenne plus large, où l’objectif est d’accélérer la bascule vers l’électrique tout en soutenant la production locale. Pour les entreprises, cette évolution est stratégique car elle modifie directement les arbitrages d’acquisition et les trajectoires budgétaires.
Un bonus porté jusqu’à 5 700 € : pourquoi cette revalorisation maintenant ?
Le renforcement du bonus écologique 2026 intervient pour plusieurs raisons politiques et économiques.
D’abord, l’Europe a fixé une trajectoire claire dans la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) : réduire drastiquement les émissions du transport d’ici 2030. Étant donné que les flottes représentent une part significative du parc roulant, le gouvernement utilise le bonus comme levier pour accélérer la transition dans les entreprises.
Ensuite, cette revalorisation répond à une réalité de marché. Le ralentissement des ventes de véhicules électriques en 2024, notamment chez les particuliers, a montré la nécessité d’un soutien financier plus fort pour stabiliser la demande. Les flottes, plus régulières et prévisibles que les particuliers, deviennent un pilier essentiel pour maintenir l’activité industrielle européenne.
Enfin, cette hausse compense indirectement le durcissement de la fiscalité thermique (malus CO₂, TVS, malus au poids), qui continuera à croître en 2026 et au-delà. Le bonus devient un contrepoids indispensable pour préserver les capacités d’investissement des entreprises.
Entreprises : qui peut en bénéficier réellement en 2026 ?
Contrairement à une idée répandue, le bonus n’est pas réservé aux particuliers. Les entreprises y sont pleinement éligibles, et en 2026, le dispositif devient encore plus favorable pour les professionnels. Les flottes peuvent en bénéficier dans plusieurs cas :
- flottes privées : véhicules de fonction, véhicules de service, pool-cars ;
- contrat long terme : LLD, LOA, crédit-bail et location financière ;
- véhicules partagés : multi-agences ou multi-sites ;
- light commercial vehicles : segment stratégique pour les métiers opérationnels ;
- flottes mixtes en transition : remplacement progressif du thermique.
À cela s’ajoute une règle essentielle : le bonus s’applique au moment de la première immatriculation, même si le véhicule est financé via un loueur. Les loyers LLD intègrent donc automatiquement l’aide, ce qui améliore immédiatement le TCO. En 2026, le bonus devient ainsi un élément structurant de l’arbitrage financier entre thermique, hybride et électrique.
L’éco-score confirmé : un filtre indispensable pour les modèles importés
L'eco-score, introduit en 2024, reste un critère déterminant en 2026. Son objectif est clair : valoriser les véhicules produits en Europe ou suivant des chaînes d’approvisionnement à faible carbon footprint. À l’inverse, les modèles importés de zones à forte intensité carbone sont pénalisés, voire exclus du dispositif.
Pour les flottes, ce critère a trois conséquences majeures :
1) Les modèles chinois deviennent moins accessibles
BYD Dolphin, MG4, MG5, Leapmotor C10, ou encore certains modèles NIO : tous sont concernés par le filtre éco-score.
Même si certains feront évoluer leur production ou leur logistique, la plupart resteront moins compétitifs face à l’offre européenne éligible au bonus.
2) Tesla Shanghai est fortement impacté
En 2024, les Model 3 et Model Y produites à Shanghai étaient effectivement pénalisés par l’éco-score et perdaient le bonus. En 2026, la situation évolue : le Model Y produit à Berlin reste pleinement éligible, tandis que les versions importées de Shanghai ne sont pas automatiquement exclues, car Tesla a amélioré son empreinte carbone (batteries, production, transport). Toutefois, leur éligibilité dépendra du score final obtenu, d’où l’intérêt, pour les flottes, de privilégier la production Berlin afin de sécuriser le bonus.
3) Les constructeurs européens renforcent leur avantage
Renault, Peugeot, Citroën, Volkswagen, Škoda, Fiat ou encore Hyundai (production européenne) sont mieux positionnés. Les modèles fabriqués en France, Espagne, Slovaquie, Allemagne ou Italie bénéficieront d’un effet prix très favorable en 2026.
L’éco-score devient donc un outil stratégique : il filtre et hiérarchise automatiquement les modèles qui restent compétitifs pour les flottes.
Les impacts concrets pour les flottes : TCO, renouvellement, car policy
L’augmentation du bonus écologique n’est pas un simple levier marketing. Dans un contexte fiscal tendu pour les thermiques, elle modifie profondément le calcul du TCO et accélère mécaniquement les décisions d’électrification.
Un TCO en baisse immédiate pour les modèles éligibles
L’un des effets les plus directs de la revalorisation du bonus est la réduction du coût total de possession. Pour les flottes, cela se traduit par :
- des loyers LLD plus bas, car le bonus diminue le montant financé ;
- des valeurs résiduelles plus stables, les modèles électriques identifiés comme “durables” se dépréciant moins vite ;
- des coûts énergétiques réduits, surtout avec la volatilité attendue du pétrole ;
- une maintenance plus faible, l’électrique demandant moins d’interventions ;
- une fiscalité plus favorable, notamment grâce à la TVS nulle et à l’amortissement exceptionnel (AEV).
Le bonus ne fait pas seulement baisser le prix d’achat : il réduit la volatilité financière de la flotte, critère clé pour les directions financières.
Pourquoi les flottes doivent ajuster leur car policy dès 2026
Avec un bonus plus généreux et un thermique toujours plus coûteux, les car policies deviennent rapidement dépassées. Les entreprises doivent revoir leurs seuils d’émissions, reclasser les segments pour intégrer les nouveaux modèles électriques et réévaluer les catégories de véhicules autorisés. L’éco-score doit désormais faire partie des critères de sélection, tout comme l’ajustement des enveloppes collaborateurs, car les loyers évoluent avec le bonus.
In plain English, le bonus 2026 modifie l’équilibre économique du parc : les car policies conçues avant 2024 ne sont plus adaptées et doivent être actualisées.
Quels types de métiers profiteront le plus du bonus ?
Tous les métiers ne tirent pas le même bénéfice de l’électrification. Les plus avantagés sont :
1) Techniciens terrain
- plusieurs déplacements quotidiens
- typologie de trajets prévisible
- recharge possible sur site ou dépôt
3) Commerciaux régionaux
- autonomy EV désormais suffisante
- recharge rapide devenue standardisée
- TCO très favorable
3) Livreurs légers et logistique urbaine
- accès ZFE
- coût carburant réduit
- arrêt complet des thermiques d’ici 2030
4) Flottes multi-sites ou multi-agences
- mutualisation des points de recharge
- besoins homogènes entre véhicules
Le bonus crée un environnement où l’électrique n’est plus une contrainte, mais un avantage opérationnel.
Les modèles électriques 2026 favorisés par le nouveau bonus : panorama multi-marques
Le renforcement du bonus modifie profondément le paysage concurrentiel. Certains modèles deviennent imbattables en rapport prix/autonomie, tandis que d’autres risquent d’être pénalisés par l’éco-score.
Compactes et citadines : les grands gagnants du bonus (ë-C3, e-208, Mégane, Dolphin)
Les segments citadin et compact sont les grands bénéficiaires du bonus 2026.
- Citroën ë-C3 : l’un des modèles au meilleur TCO du marché, fabriqué en Europe.
- Peugeot e-208 : efficiente, polyvalente, très compétitive en LLD.
- Renault Mégane E-Tech : autonomie solide, production européenne, valeur résiduelle élevée.
- Dacia Spring (production européenne à venir) : si son éco-score est validé, elle pourrait redevenir très compétitive.
- BYD Dolphin : bien placée techniquement, mais incertitude sur l’éco-score selon lieu de production.
Ces modèles couvrent déjà 70 % des usages professionnels classiques.
SUV et crossovers : qui reste éligible après l’éco-score ?
Dans cette catégorie, la clé est simple : seules les productions européennes obtiennent un éco-score conforme.
- Tesla Model Y berlin : éligible, TCO très attractif.
- Renault Scenic E-Tech : un des meilleurs SUV électriques 2024-2025.
- Hyundai Kona Electric (production européenne) : très polyvalent.
- Volkswagen ID.4 / Škoda Enyaq : VR solides, autonomie longue.
Les SUV importés hors UE risquent en revanche de perdre le bonus en 2026.
Véhicules d’entreprise et utilitaires légers : un segment stratégique pour les flottes
Les VUL sont essentiels pour les métiers opérationnels. En 2026, plusieurs modèles deviennent extrêmement compétitifs :
- Renault Kangoo E-Tech
- Renault Master E-Tech
- Peugeot e-Partner / e-Expert
- Citroën ë-Berlingo / ë-Jumpy
Ce segment bénéficie particulièrement du bonus, mais aussi d’aides cumulables comme ADVENIR pour les bornes.
Bonus 2026 : ce que les entreprises doivent anticiper pour sécuriser leur avantage
Le renforcement du bonus ne dure jamais éternellement. Les entreprises doivent anticiper pour éviter deux grands pièges : la sortie du bonus pour certains modèles et l’envolée de la demande.
Attention : certains modèles sortiront du bonus en 2027
Le durcissement prévisible de l’éco-score pourrait exclure dès 2027 les modèles produits hors Europe, ceux utilisant des batteries fortement carbonées ou ceux dont la chaîne d’assemblage n’a pas été relocalisée. Les entreprises doivent donc identifier dès 2026 les véhicules qui resteront éligibles l’année suivante.
Risque d’effet ciseaux : hausse de la demande + délais de livraison
À chaque revalorisation du bonus écologique, le marché connaît le même scénario : la demande augmente fortement, les délais de production s’allongent et les livraisons s’étalent sur plusieurs mois. Les constructeurs réduisent leurs allocations pour les flottes, tandis que certains prix catalogue remontent pour compenser la pression commerciale. Pour les entreprises, l’équation est simple : plus elles attendent, plus les délais s’allongent et plus le coût global risque d’augmenter.
Budget flotte : comment intégrer le nouveau bonus dans les arbitrages 2026-2028
Le nouveau bonus doit être intégré dans l’ensemble des décisions budgétaires liées au parc : calcul du TCO sur plusieurs années, révision des car policies, planification des renouvellements en lien avec les ZFE et arbitrages entre thermique et électrique. Il influence également les enveloppes collaborateurs, car il modifie les loyers et les niveaux d’équipement accessibles. C’est l’un des seuls leviers qui permet une baisse immédiate des dépenses, à condition d’être anticipé dans les projections 2026-2028.
Comment Beev aide les flottes à maximiser le bonus écologique 2026
Avec plus de 200 modèles électriques sur le marché et un éco-score qui évolue chaque année, Beev joue un rôle pour accompagner les entreprises.
Un accompagnement complet Beev : éligibilité, TCO, recharge et stratégie globale
Beev offre un accompagnement intégré qui permet aux entreprises d’exploiter pleinement le nouveau bonus écologique 2026. La première étape consiste à analyser précisément l’éligibilité des modèles : conformité à l’éco-score, lieu de production, type de battery et risques de sortie du dispositif à l’horizon 2027. Cette vérification évite les mauvaises surprises et sécurise les choix dès la phase de sélection.
En parallèle, Beev met à disposition un comparateur TCO multi-marques qui simule les loyers LLD après bonus et projette les coûts sur plusieurs années. Les gestionnaires disposent ainsi d’une vision budgétaire objective, fondée sur des données financières réelles plutôt que sur des catalogues ou des hypothèses commerciales.
Enfin, Beev intègre l’recharging infrastructure dans la stratégie globale : étude de puissance, installation de bornes sur site ou à domicile, optimisation des aides ADVENIR, gestion multi-sites et supervision opérationnelle. L’ensemble garantit une électrification cohérente, maîtrisée et sans rupture pour les équipes.
À retenir : un bonus 2026 plus fort, mais une fenêtre limitée pour les flottes
Le bonus écologique 2026 constitue une opportunité majeure, mais son effet ne durera pas :
- le bonus augmente réellement ;
- l’éco-score reste strict ;
- certains modèles sortiront du dispositif en 2027 ;
- la demande créera des tensions sur les délais ;
- le thermique devient financièrement risqué.
Pour les entreprises, la conclusion est simple :
Les flottes qui agissent en 2025-2026 maximisent leur avantage financier et sécurisent leur TCO pour les 3 à 5 prochaines années. Celles qui attendent devront absorber des coûts plus élevés dès 2027.
Et Beev accompagne cette transition de bout en bout : choix des modèles, optimisation TCO, financement, bornes et conformité réglementaire.
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