Stellantis en 2026 : leadership flotte et accélération de l’électrique en France
L’année 2026 marque une nouvelle phase dans la stratégie du groupe Stellantis, qui se positionne comme l’un des acteurs majeurs du marché automobile européen et français. Après avoir clôturé 2025 comme le deuxième plus grand constructeur en Europe avec plus de 2,4 millions d’immatriculations et une part de marché autour de 16 %, le groupe entend poursuivre sa progression, notamment dans le domaine de l’électrification.
Cette montée en puissance repose notamment sur le déploiement de plateformes électriques dédiées, conçues pour améliorer l’efficience industrielle et réduire les coûts de production. L’objectif est d’atteindre une diffusion plus large des electric vehicles sans rupture brutale avec les réalités économiques du marché, encore marquées par des disparités d’infrastructures et de pouvoir d’achat selon les pays européens.
En Europe, les véhicules 100 % électriques représentent désormais une part croissante des immatriculations, portée en grande partie par les flottes professionnelles, moteur principal de la transition énergétique du secteur automobile. Dans sa feuille de route Dare Forward 2030, Stellantis prévoit une électrification massive des utilitaires et des flottes professionnelles en Europe, afin de réduire les émissions tout en optimisant le coût total de possession pour les entreprises.
Un groupe numéro 1 sur les VP, VUL et les flottes professionnelles
En France comme en Europe, Stellantis conserve une position dominante sur plusieurs segments clés, en particulier les véhicules utilitaires et les ventes aux entreprises. Cette assise commerciale constitue un levier stratégique pour accompagner l’électrification : la transition énergétique peut s’appuyer sur des volumes existants plutôt que sur une croissance hypothétique.
La force multi-marques du groupe lui permet également de couvrir un spectre d’usages particulièrement large, depuis la citadine urbaine jusqu’au fourgon professionnel. Cette diversité devient un avantage déterminant à mesure que l’électrique progresse de manière hétérogène selon les besoins réels des utilisateurs.£
Une stratégie 2026 centrée sur des véhicules électriques plus accessibles
Plutôt qu’une démonstration technologique isolée, Stellantis privilégie en 2026 une approche pragmatique : améliorer l’autonomy utile, sécuriser l’industrialisation et contenir les prix. Cette orientation traduit une lecture réaliste du marché européen, encore marqué par des disparités d’infrastructures de recharge et de pouvoir d’achat. L’enjeu n’est plus de prouver la pertinence de l’électrique, mais de le rendre économiquement soutenable à grande échelle.
Peugeot : pilier de l’offre électrique pour les flottes en 2026
Au sein du groupe, Peugeot occupe une position centrale dans le déploiement des véhicules électriques. La marque concentre une part importante des ventes électrifiées du groupe et porte plusieurs modèles structurants couvrant les segments stratégiques du marché, de la compacte polyvalente au SUV familial longue distance.
L’évolution de la gamme électrique Peugeot en 2026 traduit une volonté claire : proposer des véhicules capables d’assurer la transition entre l’offre thermique historique et un parc progressivement électrifié, sans rupture d’usage pour les conducteurs.
Nouvelle e-208 STLA Small : autonomie visée autour de 400 km et coût optimisé
La future génération de e-208 inaugure la plateforme STLA Small, conçue pour améliorer simultanément l’efficience, l’autonomie et le coût de production. Cette évolution vise à repositionner la compacte électrique comme un modèle de diffusion large, capable de rivaliser avec les références thermiques en matière d’accessibilité économique.
Les premières informations techniques évoquent une capacité de battery en hausse et une autonomie ciblant environ 400 km WLTP, accompagnées d’une interface numérique modernisée et d’évolutions ergonomiques marquant une montée en gamme technologique.
e-3008 et e-5008 : des SUV électriques pour les usages intensifs
Sur le segment des SUV, Peugeot renforce son positionnement avec les versions grande autonomie des e-3008 et e-5008. Selon les configurations en cours d’homologation, leur batterie haute capacité permet d’atteindre environ 680 à 700 km WLTP, situant ces modèles parmi les références européennes en 2026.
Ces modèles reposent sur l’architecture STLA Medium, compatible avec des puissances de recharge rapide pouvant approcher 160 à 200 kW, réduisant significativement le temps d’arrêt sur longs trajets. L’efficience énergétique, exprimée en kWh/100 km, devient également un indicateur central pour les gestionnaires de flotte, car elle conditionne directement le coût d’usage réel du véhicule.
Une gamme pensée pour le TCO des entreprises
Au-delà de la performance technique, Peugeot structure son offre sur le coût total de possession. Consommation énergétique, maintenance réduite, fiscalité avantageuse et stabilité des valeurs résiduelles deviennent des critères centraux. Cette approche confirme que la diffusion de l’électrique passe désormais autant par l’économie d’usage que par l’innovation technologique.
Opel : une alternative électrique accessible pour les parcs professionnels
La stratégie d’Opel s’inscrit dans une logique d’accompagnement progressif. Plutôt que d’imposer une rupture rapide, la marque propose une transition graduelle intégrant plusieurs niveaux d’électrification. Cette approche correspond à la diversité des situations européennes, où l’accès à la recharge et les contraintes économiques restent hétérogènes.
Mokka Electric, Grandland Electric et Astra Electric : cœur d’offre flotte
Ces modèles constituent la colonne vertébrale de l’offre électrique Opel. L’Astra restylée, avec sa batterie d’environ 58 kWh et son autonomie proche de 454 km WLTP, illustre la recherche d’équilibre entre coût, autonomie réelle et polyvalence. Cette philosophie privilégie l’usage quotidien plutôt que la performance maximale, un positionnement cohérent avec les attentes d’une large part du marché.
Une stratégie multi-énergies qui accompagne la transition vers le BEV
Si Opel conserve temporairement des motorisations hybrides, la trajectoire reste orientée vers le tout électrique. L’objectif est d’accompagner la transition des conducteurs tout en préparant une bascule progressive vers des gammes entièrement zéro émission.
Citroën et Fiat : électrification des usages urbains et des utilitaires
Au sein de Stellantis, Citroën et Fiat jouent un rôle stratégique particulier dans la diffusion de l’électrique à grande échelle. Là où d’autres marques du groupe portent l’innovation technologique ou les segments à forte valeur, ces deux constructeurs s’inscrivent davantage dans une logique d’accessibilité et d’usage quotidien. Leur mission implicite consiste à rendre la mobilité électrique concrète, abordable et compatible avec les réalités urbaines et péri-urbaines européennes, où se concentre une part croissante des déplacements professionnels et logistiques.
Cette complémentarité se traduit par une double approche. D’un côté, Citroën accélère la transformation de ses utilitaires légers en plateformes électriques connectées, capables d’intégrer des services numériques avancés. De l’autre, Fiat poursuit sa stratégie historique de mobilité compacte, en adaptant ses modèles urbains à une électrification progressive centrée sur la simplicité d’usage et la maîtrise des coûts. Ensemble, ces orientations contribuent à structurer l’offre électrique la plus diffuse du groupe, celle qui conditionne réellement l’adoption massive du véhicule zéro émission.
Citroën ë-Berlingo, ë-Jumpy et nouveaux utilitaires électriques connectés
En 2026, la gamme utilitaire électrique de Citroën poursuit son déploiement avec une maturité technologique nettement supérieure à celle observée lors des premières générations de fourgons zéro émission. Les modèles ë-Berlingo et ë-Jumpy s’inscrivent désormais dans une logique d’exploitation professionnelle complète, où la motorisation électrique n’est plus l’unique argument, mais l’un des éléments d’un écosystème numérique plus large.
L’intégration croissante de solutions de connectivité embarquée transforme en profondeur la fonction même du véhicule utilitaire. Les systèmes de télématique permettent un suivi précis des usages, de la consommation énergétique et des cycles de recharge, tandis que les outils de maintenance prédictive contribuent à réduire les immobilisations et à sécuriser la disponibilité opérationnelle. Cette évolution rapproche progressivement l’utilitaire électrique d’une logique de service piloté par la donnée, dans laquelle la performance ne se mesure plus uniquement en kilomètres parcourus, mais en efficacité globale d’exploitation.
Par ailleurs, l’amélioration continue des chaînes de traction électrique et des capacités de recharge permet d’envisager des usages plus intensifs qu’auparavant, notamment en environnement urbain dense où les contraintes réglementaires favorisent l’électrique.
Citroën s’inscrit ainsi dans une dynamique où l’utilitaire zéro émission devient non seulement conforme aux exigences environnementales, mais aussi économiquement pertinent sur la durée.
Fiat électrique : Grande Panda et nouveaux modèles urbains adaptés aux flottes
Du côté de Fiat, l’électrification conserve une philosophie profondément ancrée dans l’ADN de la marque : proposer des véhicules simples, compacts et adaptés aux environnements urbains. La Grande Panda électrique, dont l’autonomie WLTP avoisine les 320 kilomètres selon les premières données techniques disponibles pour 2026, illustre cette orientation vers une mobilité fonctionnelle plutôt que démonstrative.
L’objectif poursuivi n’est pas de rivaliser avec les modèles longue autonomie du segment supérieur, mais de répondre avec précision aux besoins majoritaires de déplacement quotidien. Dans de nombreux contextes urbains ou péri-urbains, cette autonomie apparaît suffisante pour couvrir plusieurs jours d’activité sans recharge, ce qui renforce la pertinence économique du véhicule. À cela s’ajoutent des coûts d’entretien réduits, une architecture technique simplifiée et un positionnement tarifaire destiné à rester accessible malgré la transition énergétique.
Fiat prépare également l’extension progressive de sa gamme électrique autour de silhouettes compactes et polyvalentes, confirmant que la démocratisation de l’électrique passera en grande partie par des véhicules urbains abordables. Cette stratégie complète celle de Citroën en couvrant le versant particulier de la mobilité quotidienne, tandis que les utilitaires adressent les usages professionnels.
Véhicules utilitaires électriques Stellantis : un levier majeur pour les flottes
L’électrification des utilitaires représente en 2026 l’un des chantiers les plus structurants pour Stellantis. Contrairement aux véhicules particuliers, dont l’adoption dépend largement du comportement des consommateurs , le marché des utilitaires est fortement influencé par des contraintes réglementaires, économiques et logistiques.
La montée en puissance des zones à faibles émissions (ZFE) entre 2025 et 2030 accélère mécaniquement la transition vers l’électrique, en rendant progressivement l’usage du diesel plus contraignant dans les centres urbains. Cette pression réglementaire se combine à une évolution du TCO, désormais souvent favorable à l’électrique grâce au coût de l’énergie plus bas, à l’entretien réduit et aux dispositifs fiscaux incitatifs pour les professionnels.
Pour le groupe, l’enjeu dépasse la simple conversion énergétique. Il s’agit de redéfinir le rôle du véhicule utilitaire dans la chaîne de valeur des entreprises, en intégrant des dimensions de connectivité, de gestion de flotte et d’optimisation opérationnelle. L’utilitaire électrique devient ainsi un vecteur de transformation organisationnelle autant qu’un outil de transport.
Une gamme complète de fourgons électriques sous quatre marques (Berlingo/Partner, Jumpy/Expert, Jumper/Boxer, Scudo, Movano…)
Stellantis dispose en 2026 d’une couverture particulièrement large du marché des fourgons électriques, allant des modèles compacts destinés à la logistique urbaine aux véhicules de plus grande capacité adapté aux transports interurbains. Cette continuité de gamme déclinée sous plusieurs marques du groupe, constitue un avantage concurrentiel déterminant dans un contexte où les entreprises cherchent à électrifier progressivement leurs parcs sans bouleverser leurs schémas opérationnels.
La mutualisation des plateformes techniques et des chaînes de production permet également d’améliorer la compétitivité économique de ces véhicules, un facteur essentiel pour accélérer leur adoption. À mesure que les volumes augmentent, le coût total de possession tend à se rapprocher, voire à devenir plus favorable que celui des équivalents thermiques, en particulier dans les usages intensifs.
Connectivité, télématique et data : vers des VUL 100 % pilotables
L’une des évolutions majeures des utilitaires électriques Stellantis réside dans l’intégration systématique de solutions numériques avancées. La connectivité embarquée permet désormais de collecter et d’analyser en continu les données d’usage du véhicule, ouvrant la voie à une gestion de flotte plus fine et plus prédictive.
Cette capacité de pilotage par la donnée transforme profondément l’exploitation quotidienne. L’optimisation des tournées, la réduction des consommations énergétiques et l’anticipation des opérations de maintenance contribuent à améliorer la productivité globale. À terme, l’utilitaire électrique connecté pourrait devenir un maillon central de la logistique intelligente, où chaque déplacement s’inscrit dans une stratégie d’efficacité mesurable.
Ce que les nouveautés électriques Stellantis changent pour les gestionnaires de flotte
L’accélération de l’électrification au sein de Stellantis modifie en profondeur les paramètres de gestion des parcs automobiles. Au-delà du simple remplacement d’une motorisation par une autre, c’est l’ensemble de l’équation économique et organisationnelle qui évolue, depuis les modes de financement jusqu’aux stratégies d’exploitation quotidienne.
VUL électriques : électrification progressive et gains opérationnels
Dans le domaine des utilitaires, les bénéfices deviennent encore plus tangibles. La réduction des dépenses énergétiques, la conformité aux réglementations urbaines et l’apport de la connectivité embarquée contribuent à améliorer directement la performance économique des flottes. Cette convergence d’avantages explique l’accélération observée en 2026 sur ce segment, qui pourrait devenir l’un des moteurs principaux de la transition électrique en Europe.
Le saviez-vous ? Centraliser la gestion d’une flotte électrique devient un levier clé de performance.
Avec l’électrification accélérée des utilitaires et véhicules d’entreprise, le pilotage des coûts, des recharges et des données d’usage devient stratégique pour les gestionnaires de parc.
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une optimisation du coût total de possession (TCO) - des outils de pilotage énergétique et opérationnel
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Perspectives Stellantis 2027- 2030 : vers un basculement total électrique
Au-delà de 2026, Stellantis prépare déjà l’étape suivante de sa transformation industrielle. L’horizon 2030 constitue un pont de bascule stratégique avec la montée en puissance du 100 % électrique sur les véhicules particuliers et l’électrification massive des utilitaires et flottes professionnelles, segments clés pour atteindre les objectifs climatiques européens.
Cette transition s’accompagne d’investissements majeurs dans la production de batteries, les plateformes logicielles embarquées et les services de mobilité connectée. L’enjeu n’est plus seulement de vendre des véhicules électriques, mais de construire un écosystème complet de mobilité zéro émission, intégrant recharge, data et nouveaux modèles économiques.
Dans ce contexte, la période 2027-2030 pourrait marquer le passage définitif d’une phase de transition à une phase de maturité du marché électrique européen.
Conclusion
En 2026, Stellantis entre dans une phase de déploiement industriel de l’électrique. La diversité des modèles proposés par Peugeot, Opel, Citroën et Fiat témoigne d’une stratégie cohérente : couvrir l’ensemble des usages avec une transition progressive mais irréversible vers le zéro émission.
Plus qu’une révolution brutale, le groupe organise une transformation méthodique, fondée sur l’accessibilité économique, l’efficience énergétique et la montée en cadence industrielle. Cette approche pragmatique pourrait bien façonner durablement l’évolution du marché automobile européen au cours des prochaines années.
Pour les entreprises, l’électrification des flottes s’impose désormais comme un levier stratégique immédiat de compétitivité, de conformité réglementaire et de transition énergétique durable.