Beev

4,9 – Rapide et bienveillant !

Remplacer des véhicules thermiques par des électriques sauve des vies

Des organisations de santé publiques et de protection de l’environnement ont publié un nouveau rapport démontrant les bénéfices pour la santé des véhicules plus propres. Le remplacement de toutes les voitures et de tous les SUV de la région du Grand Toronto en véhicules électriques se traduirait par une baisse de 313 décès par an, soit un bénéfice social estimé à 2,4 milliards de dollars. C’est la conclusion générale d’une étude publiée aujourd’hui par l’Environmental Defence and the Ontario Public Health Association.

Table des matières

Nos experts vous répondent avec le sourire

Du lundi au vendredi 9h 12h30 · 14h 19h

Acheter un véhicule électrique est un acte citoyen

 Les conducteurs de VE invoquent de nombreuses raisons pour abandonner leur voiture à essence et acheter un VE : coûts d’exploitation réduits, valeur de revente élevée, accélération rapide et silencieuse, et participation à la baisse des émissions de CO2. Mais qu’y a-t-il de plus convaincant que de sauver des vies humaines ?

L’étude a établi des prévisions de réduction des émissions de divers polluants atmosphériques à l’aide de données épidémiologiques sur l’exposition aux polluants. 

Des bénéfices sociaux considérables 

Rappelons que la pollution correspondrait à 2 575 morts évitables chaque année à Paris. En effet, le dioxyde d’azote serait le gaz toxique tuant le plus à Paris et c’est un gaz émis par le trafic automobile et en particulier par les véhicules Diesel. 

À lire – Véhicule électrique : 63% d’émission de CO2 en moins qu’un véhicule essence

Hatzopoulou a précisé :

J’ai été surprise par la gravité de cette incidence. Si l’on ramène les choses au niveau individuel, chaque véhicule électrique remplaçant un véhicule à essence apporte près de 10 000 dollars en retombées sociales. Ces bénéfices sont partagés par tous, et pas seulement par les personnes qui achètent les voitures.

Marianne Hatzopoulou

La pollution atmosphérique due aux transports est liée au cancer du poumon, à des troubles respiratoires tels que l’asthme, les allergies et les maladies pulmonaires obstructives chroniques, ainsi qu’à des troubles cardiovasculaires tels que l’angine de poitrine, les crises cardiaques, l’hypertension et les accidents vasculaires cérébraux.

La notion de valeur statistique d’une vie humaine

L’étude a pris en compte l’augmentation des émissions des centrales électriques résultant de la recharge des VE, ainsi que la pollution atmosphérique qui dérive vers Toronto depuis le nord de l’État de New York et le Midwest américain.

Les chercheurs ont ensuite créé des simulations informatiques pour trois scénarios, remplaçant 20 %, 50 % ou 100 % de toutes les voitures et de tous les VUS de la RGTH par des VE. Ils ont également modélisé l’effet du remplacement des bus de banlieue par des bus électriques. Les avantages économiques ou sociaux ont été convertis en dollars à l’aide d’une méthode appelée valeur statistique de la vie.

Bon à savoir : La valeur statistique d’une vie humaine se calcule donc par la somme d’argent qu’une société est prête à payer pour réduire l’exposition au risque de chacun de ses membres. On valorise ainsi l’effort monétaire fourni pour réduire la probabilité de décès.

Des résultats largement en faveur des véhicules électriques

 

 

Voici les principales conclusions de l’étude :

  • En remplaçant toutes les voitures et de tous les SUV de la région en véhicules électriques c’est 313 décès de moins par an, soit un bénéfice social estimé à 2,4 milliards de dollars.
  • Le remplacement de tous les camions de transport vers des modèles moins polluants entraînerait 275 décès de moins, soit un bénéfice social estimé à 2,1 milliards de dollars.
  • Le remplacement des transports en commun (des bus électriques par exemple) entraînerait 143 décès de moins, soit un bénéfice social estimé à 1,1 milliard de dollars.

Le chercheur s’est concentré sur les véhicules électriques, en séparant leurs avantages pour la santé d’autres solutions valables comme les options de travail à domicile, l’amélioration des transports en commun, l’augmentation de la marche et du cyclisme, et une meilleure gestion de l’urbanisme. En conclusion, le rapport recommande des politiques que les administrations à tous les niveaux peuvent utiliser pour atteindre ces bénéfices sanitaires et climatiques.

Le défi de l’amélioration de la qualité de l’air a été amplifié pendant la pandémie du COVID-19. De nouvelles données suggèrent que la pollution de l’air pourrait être un des principaux facteurs à l’origine des formes les plus graves du COVID-19, qui touche de manière disproportionnée les personnes souffrant de pathologies pré-existantes telles que les maladies cardiaques et respiratoires.

Tags :

Adrien-Maxime MENSAH
Adrien-Maxime MENSAH

Croire en l'électrification des véhicules, c'est déjà avoir fait la moitié du chemin vers sa transition écologique, pour cela je vous propose du contenu sur l'environnement de l'électrique.

À lire aussi