Que prévoit la CRE pour les tarifs réglementés de l’électricité en février 2026 ?
La Commission de régulation de l’énergie analyse chaque année l’évolution des coûts de production, d’acheminement et de fiscalité afin de proposer les tarifs réglementés applicables aux consommateurs résidentiels. Cette révision intervient traditionnellement au 1ᵉʳ février, moment clé pour l’équilibre entre la protection des ménages et la réalité économique du système électrique.
Pour 2026, l’autorité recommande de ne pas augmenter les tarifs TTC, malgré un environnement énergétique toujours instable.
Plus précisément, les calculs publiés indiquent une légère baisse moyenne d’environ -0,8 %, liée notamment à l’évolution des coûts d’approvisionnement et à certains ajustements tarifaires. Cette diminution reste modérée, mais elle confirme une orientation claire : éviter toute hausse significative de la facture d’électricité des ménages en 2026.
Bon à savoir : comment se construit le prix de l’électricité en France ?
Le niveau des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) n’est pas fixé de manière arbitraire.
Il est calculé selon une méthodologie dite d’“empilement des coûts”, qui additionne plusieurs composantes essentielles du système électrique.
Trois grands blocs expliquent le prix payé par les ménages :
- Le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE)
Il couvre le coût d’acheminement de l’électricité sur les réseaux de transport et de distribution jusqu’au logement. - Les coûts d’approvisionnement en électricité
Ils correspondent à l’achat d’électricité sur les marchés ou via des contrats de long terme, dont l’évolution influence directement le tarif final. - Les taxes et contributions énergétiques
Elles financent notamment les politiques publiques de l’énergie et certaines missions d’intérêt général.
Cette construction transparente permet à la Commission de régulation de l’énergie d’ajuster les tarifs en fonction de l’évolution réelle des coûts.
Des évolutions réglementaires qui se poursuivent au-delà de 2026
Au-delà de la stabilité observée en 2026, la structure des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) continue d’évoluer afin d’encourager une consommation mieux adaptée aux signaux tarifaires, notamment via le développement des options heures pleines/heures creuses (HP/HC).
Dans ce cadre, la Commission de régulation de l’énergie prévoit plusieurs changements progressifs :
- Suppression de l’option base pour les puissances souscrites de 18 à 36 kVA: cette suppression mise en place le 1er février 2026 en France métropolitaine continentale et le 1er février 2027 dans les zones non interconnectées (ZNI).
Les clients n’ayant pas changé d’option tarifaire seront automatiquement basculés vers l’option heures pleines/heures creuses à partir du 1ᵉʳ février 2027 en métropole et du 1ᵉʳ février 2028 en ZNI. - Mise en extinction de l’option base en ZNI pour les puissances de 9 à 15 kVA : depuis le 1ᵉʳ février 2026, les nouveaux clients, ou ceux changeant de logement, ne pourront plus souscrire cette option dans ces territoires. Les contrats existants restent toutefois maintenus.
Parallèlement, la CRE poursuit des travaux d’expérimentation visant à faire évoluer les offres tarifaires, notamment :
- la création d’une nouvelle option pour les puissances de 3 à 6 kVA, en métropole comme en ZNI.
- une nouvelle option pour les puissances de 9 à 36 kVA en ZNI, afin de mieux refléter les usages électriques locaux.
Des tarifs qui concernent la majorité des foyers français (puissance inférieure à 36 kVA)
Les tarifs réglementés de vente de l’électricité proposés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour le 1ᵉʳ février 2026 s’adressent principalement aux ménages “classiques”, c’est-à-dire les consommateurs résidentiels ayant souscrit une puissance de compteur inférieure à 36 kVA. C’est la configuration la plus répandue en France, notamment pour les foyers équipés d’un abonnement domestique standard.
Concrètement, cette puissance de 36 kVA correspond à la plupart des situations résidentielles où l’électricité est utilisée pour l’éclairage, les appareils électroménagers, le chauffage, mais aussi, de plus en plus, la recharge d’un véhicule électrique à domicile. Elle n’est pas liée à la puissance de recharge de la borne, mais à la capacité du contrat électrique du logement, un repère que comprennent aujourd’hui de nombreux particuliers lorsqu’ils souscrivent ou adaptent leur abonnement.
La stabilité globale accompagnée d’une légère baisse confirme donc une orientation protectrice pour le budget énergétique des foyers, dans un contexte où l’électricité occupe une place croissante dans les usages quotidiens.
Pourquoi cette annonce est importante pour la recharge de votre voiture électrique
En France, la recharge domestique constitue de loin le mode d’alimentation principal des véhicules électriques. Elle est privilégiée pour sa simplicité d’usage, sa disponibilité permanente et surtout pour son coût nettement inférieur à celui des recharges rapides publiques. Toute variation du tarif résidentiel de l’électricité a donc un impact direct sur le coût réel de la mobilité électrique.
Pour les ménages rechargeant régulièrement un véhicule électrique à domicile, que ce soit quelques fois par semaine ou presque quotidiennement selon les trajets parcourus, l’évolution tarifaire de février 2026 est particulièrement significative. La stabilité, voire la légère baisse, du prix du kilowattheure consommé à la maison se répercute directement sur le coût de recharge, renforçant la visibilité financière sur l’année à venir.
Ainsi, même si la recharge domestique représente une part croissante de la facture d’électricité globale du foyer, les conducteurs de véhicules électriques bénéficient d’une prévisibilité budgétaire nettement supérieure à celle observée avec les carburants fossiles, dont les prix restent soumis à de fortes fluctuations géopolitiques et économiques.
Quel impact sur votre facture d’électricité en 2026 ?
L’évolution proposée par la CRE ne signifie pas que toutes les factures baisseront mécaniquement : le montant final dépend toujours du niveau de consommation, de l’équipement du logement ou encore de la fréquence de recharge du véhicule. En revanche, elle garantit qu’aucune hausse réglementaire majeure ne viendra alourdir la facture au début de l’année 2026, ce qui constitue un facteur de stabilité important pour les ménages.
Dans la pratique, recharger complètement un véhicule électrique à domicile représente généralement quelques euros seulement, selon la capacité de la batterie et l’efficience du modèle.
Avec des tarifs globalement stables, le coût kilométrique reste donc particulièrement compétitif, souvent très inférieur à celui d’un véhicule thermique équivalent.
Recharge professionnelle à domicile : un usage résidentiel de plus en plus fréquent
Un nombre croissant d’actifs utilise aujourd’hui un véhicule électrique professionnel rechargé directement à domicile, tout en conservant un contrat d’électricité résidentiel. Cette situation concerne notamment les indépendants, commerciaux itinérants, dirigeants de TPE ou salariés disposant d’un véhicule de fonction.
Les contrats résidentiels couvrant des puissances inférieures à 36 kVA permettent d’alimenter les usages domestiques tout en intégrant la recharge du véhicule, sans nécessiter de bascule vers un contrat professionnel plus complexe.
La stabilité tarifaire de février 2026 est donc particulièrement importante pour ces profils hybrides. Elle garantit que le coût énergétique des déplacements professionnels reste maîtrisé, sans hausse soudaine susceptible d’affecter la rentabilité d’activité.
Ce modèle illustre une transformation plus large des mobilités professionnelles : le domicile devient progressivement un point énergétique central, capable d’alimenter à la fois la vie privée et la mobilité d’entreprise.
Pour sécuriser cette organisation, des solutions de suivi de consommation, de borne connectée ou de remboursement de l’électricité peuvent être mises en place, permettant de distinguer clairement les usages personnels et professionnels tout en conservant la simplicité d’une recharge à domicile.
Mais quelle puissance électrique suffit réellement pour recharger à domicile ?
En France, la grande majorité des logements dispose d’une puissance souscrite adaptée à la recharge d’un véhicule électrique, à condition qu’elle soit correctement dimensionnée :
- 6 à 9 kVA : la plage la plus répandue, généralement suffisante pour les usages domestiques courants et la recharge d’un véhicule électrique, surtout lorsque celle-ci est programmée en heures creuses.
- 12 à 15 kVA : nécessaires principalement dans les logements tout-électriques, de grande surface ou équipés d’appareils très énergivores, ainsi que pour certaines bornes de recharge plus puissantes.
Choisir une puissance trop élevée augmente inutilement le coût de l’abonnement électrique.
L’enjeu consiste donc à adapter précisément la puissance du compteur au logement, aux équipements installés et à l’usage réel du véhicule électrique.
Recharge à domicile : pourquoi elle reste la solution la plus avantageuse
Même dans un contexte de stabilité tarifaire, la recharge domestique conserve un avantage structurel décisif. Contrairement aux bornes publiques rapides, dont les prix intègrent les coûts d’infrastructure, de maintenance et de service, l’électricité résidentielle repose sur un cadre réglementé ou contractuel beaucoup plus prévisible.
Par ailleurs, l’utilisation des heures creuses permet d’abaisser encore le coût du kilowattheure utilisé pour la recharge, optimisant le budget mobilité sans contrainte particulière pour l’utilisateur.
Cette combinaison entre stabilité tarifaire et optimisation horaire explique pourquoi la recharge à domicile demeure, en 2026, la solution la plus économique pour rouler en électrique.
Comment optimiser le coût de recharge de votre véhicule électrique en 2026
Au-delà de l’évolution des tarifs réglementés de l’électricité, plusieurs leviers concrets permettent de maîtriser durablement le coût de recharge d’un véhicule électrique à domicile. Dans un contexte où la mobilité électrique occupe une place croissante dans la consommation énergétique des ménages, optimiser ces paramètres devient un enjeu essentiel pour préserver un budget maîtrisé sur le long terme.
Le premier réflexe consiste à adapter son contrat d’électricité à ses usages réels. Une puissance souscrite correctement dimensionnée et une option tarifaire cohérente, notamment avec des heures creuses, permettent de réduire sensiblement le coût du kilowattheure utilisé pour la recharge. Cette optimisation est particulièrement pertinente pour les conducteurs qui rechargent leur véhicule plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement.
La programmation intelligente des recharges constitue un second levier déterminant. En déclenchant automatiquement la charge durant les plages horaires les moins chères, il devient possible d’abaisser significativement le coût par recharge sans modifier ses habitudes de déplacement. Cette logique est aujourd’hui facilitée par les bornes de recharge connectées, capables d’ajuster la puissance, de suivre la consommation en temps réel et d’optimiser l’énergie utilisée en fonction du tarif électrique.
Enfin, adopter une approche globale de la gestion énergétique du logement, intégrant par exemple l’autoconsommation solaire, le pilotage des appareils électriques ou l’analyse des données de consommation, peut encore renforcer les économies réalisées. Ces solutions contribuent à maintenir un coût d’usage particulièrement compétitif pour le véhicule électrique, même en cas d’évolution future des prix de l’électricité.
Au final, ces optimisations, souvent simples à mettre en œuvre, permettent de conserver en 2026 l’un des principaux avantages de la mobilité électrique : un coût de recharge prévisible, maîtrisé et durablement inférieur à celui d’un véhicule thermique.
Une tendance rassurante pour l’adoption du véhicule électrique
La proposition de la CRE s’inscrit dans une tendance plus large visant à stabiliser le coût de l’électricité pour les consommateurs, malgré les transformations profondes du système énergétique. Pour les conducteurs de véhicules électriques, cette orientation est particulièrement rassurante, car elle consolide l’un des principaux avantages du VE : un coût d’usage inférieur et plus prévisible que celui des véhicules thermiques.
À long terme, cette stabilité contribue à renforcer l’attractivité de la recharge à domicile et à lever l’un des freins économiques souvent évoqués par les automobilistes hésitants à passer à l’électrique.
Conclusion : une légère baisse des tarifs qui sécurise la recharge à domicile
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